En partenariat avec Andersen et Microsoft, Novamétrie a interrogé dans la partie qualitative de son étude « l’adoption des échanges électroniques par les fournisseurs : enjeux, freins, accélérateurs...

En partenariat avec Andersen et Microsoft, Novamétrie a interrogé dans la partie qualitative de son étude « l’adoption des échanges électroniques par les fournisseurs : enjeux, freins, accélérateurs » 45 leaders d’opinion, spécialistes des échanges électroniques, dont 20 acheteurs, 25 fournisseurs, 5 dirigeants de places de marché, et, dans la phase quantitative, 200 fournisseurs en charge de la mise en place des programmes d’échanges électroniques clients/fournisseurs. Pour les grands donneurs d’ordre, l’automatisation des transactions est un mouvement incontournable et nécessaire qui ne connaîtra pas de retour en arrière. Tous tablent sur des premiers résultats significatifs à deux ans, suivis d’une forte généralisation d’ici cinq ans. Toutefois, les acheteurs estiment que ce mouvement ne peut se mettre en place dans les entreprises que progressivement. Les acheteurs sont, soit en phase de développement de projets, de pilote, soit en phase de production réelle avec des solutions d’e-procurement ou de places de marché électroniques. L’objectif principal recherché dans la mise en place de l’automatisation des transactions est, bien entendu, la réduction des coûts. 37 % des personnes interrogées déclarent recourir aux places de marché pour vendre des biens et des services, contre moins de 20 % il y a six mois. Selon la phase qualitative de l’étude, les acteurs des différents secteurs n’ont pas une grande activité sur les places de marché. Le chiffre d’affaires généré est très faible, voire nul, alors que les difficultés rencontrées pour s’adapter au mode de fonctionnement de chacune des places de marché sont relativement importantes. L’adoption des échanges électroniques entre l’entreprise et ses clients est une priorité stratégique. 63 % effectuent des échanges électroniques réguliers (pour la plupart via l’EDI). Toutefois, les volumes sont encore aujourd’hui modestes et très limités, mêmes s’ils prévoient une montée en charge progressive et raisonnable. Les échanges électroniques se font sur un nombre réduit de clients. 47 % des personnes interrogées reconnaissent qu’elles vont perdre des clients si elles n’automatisent pas les échanges électroniques. Selon 74 % des fournisseurs interrogés, l’application des technologies Internet va amener à reconsidérer les relations avec les clients. Pour 66 % des fournisseurs, les volumes traités de manière électronique sont aujourd’hui inférieurs à 10 %. 19 % des fournisseurs traitent actuellement 11 à 50 % de leur volume de vente de manière électronique. 37 % envisagent de le faire d’ici deux ans, 46 % d’ici quatre ans. Les déclarations des acheteurs sont plus optimistes sur les volumes d’achats traités de manière électronique. Bien que le niveau soit globalement encore faible, tous affirment qu’il serait logique que 10 à 25 % des achats soient concernés d’ici deux ans. Ils tablent sur une fourchette de 50 à 80 % d’ici à cinq ans. 28 % des personnes interrogées estiment que ce changement majeur produira ses effets entre aujourd’hui et deux ans et 52 % entre deux et cinq ans. Selon les dirigeants de places de marchés, l’automatisation des transactions électroniques pourrait se faire plus largement au détriment des fournisseurs. Selon eux, les gains pour les acheteurs sont évidents, tandis que les fournisseurs doivent s’attendre à livrer une véritable guerre pour gagner des parts de marché. On constate aujourd’hui que l’EDI dans les échanges BtoB des entreprises a encore un impact plus important qu’Internet. Pour 67 % des répondants, la gestion des commandes arrive en tête des échanges électroniques, devant la gestion de factures (46 %) et la mise à disposition d’informations et services clients par le web (37 %). La gestion des stocks n’arrive qu’à la 4ème place avec 25 %. L’EDI remporte la palme d’or sur l’ensemble des technologies utilisées. 64 % des personnes interrogées déclarent en être au stade de la parfaite utilisation. 20 % sont au stade du développement, 12 % se mettent encore à y réfléchir et 4 % seulement n’y croient pas. L’ERP arrive en seconde position. 55 % estiment en être au stade de la parfaite utilisation. Globalement, les entreprises sont dans la phase de développement d’utilisation de catalogues électroniques. 40 % en sont au stade de la parfaite utilisation et 35 % du développement. 25 % des personnes interrogées en sont déjà au stade de la parfaite utilisation des échanges de données par Internet. Toutefois, la réflexion et le développement l’emportent. Concernant les sites de commerce électronique, 45 % sont au stade du développement, 29 % de la réflexion, 21 % de la parfaite utilisation. 21 % des répondants sont au stade de la parfaite utilisation pour les sites exclusifs pour grands clients, 28 % en sont au stade du développement, 28 % au stade de la réflexion et 23 % n’y croient pas. 53 % des fournisseurs sont influencés dans leur choix technologique par ceux de leurs clients, dont 22 % fortement et 31 % moyennement. 47 % répondent négativement, dont 21 % faiblement et 26 % pas du tout. De multiples difficultés sont évoquées dans la mise en œuvre des échanges électroniques. Au niveau des contraintes humaines, 35 % évoquent les contraintes organisationnelles, 26 % l’évolution des processus métiers, 17 % le scepticisme interne, 13 % le déficit de compétences. Le problème principal au chapitre de la contrainte économique demeure l’évaluation du retour sur investissement (69 %). La contrainte technique passe d’abord par la compatibilité des systèmes clients/fournisseurs (41 %), puis l’intégration avec l’existant (30 %). 93 % des personnes interrogées considèrent que l’adoption des échanges électroniques est un changement majeur. 7 % seulement d’entre elles y voient un phénomène de mode. 60 % des directions générales et 38 % des directions e-business conçoivent et définissent la stratégie pour l’adoption de solutions d’échanges électroniques, notamment pour les projets d’intégration à des systèmes clients. 50 % des directions générales, 32 % des directions e-business, 27 % des directions commerciales et 21 % des directions marketing définissent les projets de vente en ligne. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 20/11/2001)