Selon une étude de Jupiter Communications, l'un des leaders en matière de recherche sur le commerce électronique, réalisée pour ses clients, les institutions financières européennes, dont l'objectif...

Selon une étude de Jupiter Communications, l'un des leaders en matière de recherche sur le commerce électronique, réalisée pour ses clients, les institutions financières européennes, dont l'objectif est la conquête du marché des comptes bancaires et de courtage en ligne, doivent proposer des services financiers complets et une gestion des comptes sophistiquée dès qu'elles passent en ligne. Pour convaincre les consommateurs encore hésitants des avantages des services bancaires en ligne, elles doivent offrir des prestations très élaborées. D'ici à 2003, 10 % des internautes européens échangeront des actions sur l'Internet et 31 % disposeront d'un compte bancaire en ligne, contre actuellement respectivement 1,6 % et 17 %. D'ici à 2003, le marché des comptes bancaires en ligne devrait s'élever à 34 millions de F et celui du courtage à 12 millions de F. La société Jupiter est convaincue que les institutions financières européennes ne devraient pas se baser sur l'évolution de leurs homologues aux Etats-Unis, mais la devancer au contraire. Les institutions européennes gagneraient à offrir des services complets dès leur mise en ligne, alors que leurs homologues américaines ont commencé par proposer des sites d'informations, puis de transactions et de conseils avant d'offrir récemment les services de gestion. Selon Nick Jones, l'un des analystes de Jupiter, "la gestion de comptes bancaires, accompagnée d'un service de conseil financier personnalisé de grandes qualité, est un produit attrayant qui permettra à ces institutions financières d'accroître leurs chances de retenir les capitaux des consommateurs à long terme. L'Allemagne et la Suède sont aujourd'hui les plus grands marchés européens de banque en ligne (respectivement 42 et 28 % en 1999, contre 5 % seulement pour la France). Ils devraient conserver leur avance dans les années à venir. Ainsi, en 2003, 62 % des internautes allemands et 48 % des internautes suédois devraient posséder un compte bancaire en ligne, contre 15 % des internautes français. (Christine Weissrock - Atelier Paribas 15/03/2000)