Selon les résultats de l’enquête menée par Ipsos pour l’Observatoire Thalys International, la période de l’adaptation à l’euro, un peu moins d’un an après sa mise en place, n’est pas terminée ...

Selon les résultats de l’enquête menée par Ipsos pour l’Observatoire Thalys International, la période de l’adaptation à l’euro, un peu moins d’un an après sa mise en place, n’est pas terminée. Si les deux tiers des Français estimaient en mai 2001 que la monnaie unique allait contribuer « au développement des échanges économiques entre les pays membres », ils ne sont plus que 35 % à être de cet avis aujourd’hui (- 29 points). 41 % seulement des personnes interrogées estiment que l’euro a favorisé le rapprochement des européens, contre 51 % auparavant. De plus, à peine un français sur deux estime à ce jour que « l’euro facilite la comparaison des prix des produits entre les pays », contre 71 % auparavant. 25 % des français pensent que l’euro facilite « les voyages dans les autres pays européens » (contre 58 % en mai 2001) et « le développement des achats dans les pays de la zone » (contre 60 %). 47 % des français choisiraient, s’ils le pouvaient, le retour au franc, contre 51 % d’avis contraire. La Hollande est la seule nation qui choisirait majoritairement le retour à son ancienne monnaie (53 %). 25 % des Hollandais regrette « les difficultés créées par l’euro » (+ 11 points). Toutefois, 19 % (+ 8 points) pensent aujourd’hui que « l’euro contribue à la naissance d’une culture commune entre les européens ». L’euro facilite la comparaison des prix des produits pour 87 % des hollandais (+ 29 points), les voyages pour 76 % (+ 44 points), le développement des achats dans les autres pays de la zone pour 56 % (+ 42 points) et sur Internet pour 43 % (+ 35 points). Toujours en retrait par rapport à l’ensemble des européens, les espagnols et les italiens sont toutefois désormais convaincus des avantages pratiques apportés par l’euro. Aujourd’hui, pour 51 % des espagnols (+ 24 points) et 39 % des italiens (+ 17 points), l’euro facilite les voyages. 43 % des espagnols (+ 16 points) et 49 % des italiens (+ 15 points) estiment que la monnaie unique facilite la comparaison du prix des produits. 38 % des italiens et 36 % des espagnols y voient également un argument de développement des achats dans la zone euro. La sédentérisation des espagnols et des italiens peut expliquer cette relative réserve. En effet, 62 % des espagnols et 53 % des italiens ne quittent jamais le territoire national, contre 34 % pour l’ensemble des européens. Le bilan de la mise en place de l’euro pour les allemands et les belges s’avère positif aujourd’hui, alors qu’ils étaient plutôt sévères sur les inconvénients en mai 2001. 51 % des allemands (+ 14 points) et 54 % des belges (+ 13 points) estiment que l’euro a un impact positif sur les échanges économiques. La majorité pense aussi que l’euro contribue à rapprocher les européens. 28 % des Belges (+ 9 points) et 26 % des allemands (+ 9) estiment que la monnaie unique a une influence sur la création d’une culture commune. 71 % des belges ne souhaitent pas revoir le franc belge. La Belgique est de toutes les nations testées, celle qui regrette le moins son ancienne monnaie. 25 % des britanniques (+ 7 points) sont convaincus de l’apport de la monnaie unique dans la création d’une culture commune. Aujourd’hui, 38 % des britanniques croient aux vertus de l’euro sur les échanges économiques (+ 16 points) et sur le rapprochement entre les européens (+ 9 points). Parallèlement, 44 % (contre 40 % en mai 2001) doutent de son impact sur le rayonnement international de l’Europe. 49 % le pensent alors que la moyenne européenne s’établit à 69 %. Si 39 % des britanniques sont actuellement favorables à l’adoption de l’euro, 58 % ne souhaitent pas encore se séparer de leur monnaie nationale. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 09/12/2002)