Les dépenses relatives aux outils innovants continuent d’augmenter, en particulier pour les services publics délivrés aux citoyens. Cette progression sera soutenue dans les prochaines années.

Europe centrale : le secteur public compte sur les technologies

En Europe centrale, les nouvelles technologies continuent d’attirer les investissements publics, souligne IDC dans un rapport. Avant de noter que cette progression devrait se confirmer dans les quatre prochaines années. Les analystes précisent que l’ensemble des dépenses relatives aux outils innovants pour le secteur public dépasse à lui seul le milliard de dollars en 2010, dans les quatre pays d’Europe centrale considérés : République Tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie. Une hausse de plus de 2.5 % par rapport à l’année précédente. Et IDC de prédire une croissance moyenne de 5.5 % par an d’ici à 2014. Le total des investissements se chiffrant alors, selon les prévisions des auteurs de l’étude, à près de 1.5 milliards de dollars.

Les services attirent la part la plus importante des dépenses

Les nouvelles technologies jouant un rôle primordial pour les services en particulier, qui comptent pour près de la moitié des dépenses totales, si l’on en croit les estimations des analystes. Les investissements dans les disques durs et les logiciels représentant environ chacun un quart des dépenses. Dans le détail, le secteur de la santé représente le domaine à privilégier, selon les personnes interrogées au cours de l’enquête. Pour près de 70 % d’entre elles, les dépenses high-tech ont joué un rôle positif à cet égard. Le secteur public de chacun de ces pays continue d’être sous la pression de l’Union européenne, selon les auteurs de l’étude.

Une pression exercée par l’Union européenne

L’UE invite en effet les acteurs de ce marché à diversifier leur offre pour des ressources plus renouvelables ou des options plus nombreuses proposées aux usagers. Les acteurs de ce secteur sont ainsi poussés à moderniser leur plate-forme et à déployer des applications stratégiques pour demeurer compétitifs et augmenter l’efficacité de leurs systèmes. A ce propos, "le secteur high-tech relatif aux services publics va connaître une compétition croissante, avec une attente plus importante des clients, et des situations administratives plus complexes à l’échelle européenne", note Milan Kalal, analyste chez IDC, responsable de l’étude.