Les consommateurs européens se montrent réceptifs aux interfaces tactiles pour combinés mobiles. À une condition: que celles-ci ne nuisent pas à la simplicité d'utilisation...

Les consommateurs européens se montrent réceptifs aux interfaces tactiles pour combinés mobiles. À une condition: que celles-ci ne nuisent pas à la simplicité d'utilisation.
 
A l'heure où les mobiles disposant d'une surface tactile se multiplient - le LG Prada Phone ou le HTC Touch sans compter le futur iPhone d'Apple -, les constructeurs seront heureux de savoir que le public adhère à cette technologie. C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude du cabinet Canalys, qui s'est intéressé à la réception de des tendances mobiles par les consommateurs européens. Principale conclusion : pour près d'un quart des sondés, le concept de l'interface tactile est une bonne idée si cela n'augmente pas la taille du téléphone.
 
Un équilibre à trouver
 
Cette exigence de simplicité est à prendre au sérieux par les constructeurs: la moitié des personnes interrogées refuse l'idée d'un téléphone trop compliqué où il faudrait chercher les commandes. "Il est très facile de se tromper sur le design d'une interface tactile, c'est pourquoi il est nécessaire de parvenir à un bon équilibre - en promouvant de nouveaux services ou contenus sans compromettre les fonctions du quotidien", explique Mike Welch, VP chez Canalys. "Si un consommateur essaie un téléphone et ne retrouve pas les fonctionnalités de base dans les 20 secondes, il passera son chemin", ajoute-t-il.
 
Des nouveaux usages encore naissants
 
L'enquête, réalisée auprès de consommateurs français, allemands, italiens, espagnols et britanniques, révèle également que ce sont les personnes attirées par les nouveaux usages mobiles comme la TV, le GPS et la messagerie, qui se montrent les plus intéressées par une interface tactile. Et sur ce point, la route est encore longue: seules 10% des personnes interrogées ont annoncé acheter et télécharger du contenu depuis leur mobile. Bonne nouvelle cependant, les deux tiers précisent néanmoins avoir déjà acheté un contenu au moins une fois.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 19/06/2007)