pour pas cher va être possible prochainement. Longtemps sous-estimé, jugeant lointaines les applications vocales de l'Internet pour le grand public, l'Europe a même décidé de ne pas les considérer c...

pour pas cher va être possible prochainement. Longtemps sous-estimé, jugeant lointaines les applications vocales de l'Internet pour le grand public, l'Europe a même décidé de ne pas les considérer comme de véritables services de téléphonie. La téléphonie Internet ne sera donc pas, le 1er janvier prochain, date de la libéralisation, soumise aux obligations incombant aux opérateurs classiques de télécoms, comme la nécessité d'obtenir une licence et la contribution au financement du service public. Cependant, tout allant très vite dans ce monde, une petite société française Aplio proposera, vers la fin décembre, aux particuliers et aux entreprises, un appareil d'environ 2 000 F permettant de dériver leurs communications téléphoniques vers Internet. Pas plus gros qu'un répondeur, ce dispositif, branché entre le combiné et la prise téléphonique, permet à ses utilisateurs de bénéficier d'une tarification locale quel que soit le lieu appelé, en France ou à l'Etranger. Mais comment cela fonctionne-t-il ? mais tout simplement : Monsieur A appelle classiquement Monsieur B, tous deux possédent ce fameux boitier. Si la conversation se prolonge, les deux interlocuteurs appuyent sur un bouton de leur boitier, celui-ci établit alors une communication avec un prestataire d'accès Internet et se met à gérer, grâce à un logiciel spécial, la communication pour qu'elle puisse transiter sur Internet. Aplio affirme que l'opération ne dure que quelques secondes et s'effectue de manière automatique. Créée par Eric Constantini, Henri Tebeka et Olivier Zitoun, avec 10 millions de F de capital-risque fournis par CDC Innovation, la Banexi et Galileo, Aplio espère vendre dès l'an prochain 20 000 boitiers. Elle prévoit d'étendre très rapidement ses services au fax et à la visioconférence par Internet. (Libération - 06/11/1997)