milliards de F. Pour la première fois de son histoire, Hitachi vient d’annoncer pour l’exercice se terminant fin mars 1999, une perte nette consolidée de 250 milliards de yens (10,75 milliards de F...

milliards de F. Pour la première fois de son histoire, Hitachi vient d’annoncer pour l’exercice se terminant fin mars 1999, une perte nette consolidée de 250 milliards de yens (10,75 milliards de F), alors que le groupe prévoyait un profit de 40 milliards de yens. Comme le reconnaît son président Tsutomu Kanai “nous traversons la crise la plus grave de notre histoire”. La division semi-conducteurs est essentiellement responsable de ces mauvais résultats. A elle seule, elle devrait subir cette année une perte d’exploitation de 120 milliards de yens. Géré de manière très conservatrice, Hitachi a tardé à adapter sa stratégie “nous n’avons pas su réagir à temps à l’évolution de nos marchés”. Réalisant 70 % de ses ventes sur un marché japonais déprimé, Hitachi a surtout misé ces dernières années sur l’Asie du Sud-Est pour développer ses activités à l’étranger. Dans un communiqué, le groupe déclare “le cours des mémoires DRAM de 64 mégabits est tombé à un niveau inférieur à nos prévisions”. Ces puces, dont il est l’un des premiers producteurs mondiaux, se négocient à près de 10 dollars, soit six fois moins qu’au début de l’année. Par ailleurs, la production des mémoires de générations antérieures n’est plus rentable. Hitachi vient d’ailleurs d’annoncer la fermeture de ses deux usines américaines (voir la revue de presse du 03/09). De plus, les ventes des systèmes sur puces (LSI) “n’ont pas décollé comme prévu”. Le groupe reconnaît qu’il a aussi perdu de l’argent dans d’autres composants électroniques comme les écrans à cristaux liquides dont les prix baissent.

D’ici à la fin de l’année fiscale, le groupe va procéder à une restructuration entraînant une réduction de ses effectifs de 4 000 à 6 000 sur 71 000 employés. Le président promet qu’il n’y aura aucun licenciement, mais des départs anticipés et des transferts vers des filiales. D’ici à mars 2000, les coûts seront réduits de 10 % et le programme d’investissement sera gelé. Le président a aussi indiqué que le groupe “envisageait” des alliances avec des concurrents étrangers et pourrait se résoudre à cesser certaines activités “l’objectif est de redevenir bénéficiaire en 1999-2000”. (Les Echos - Le Figaro - La Tribune - Le Monde - 04/09/1998)