consommables. Pour enrayer ce phénomène qui prend de l’ampleur, les fabricants d’imprimantes ont déjà mené des actions en justice dans plusieurs pays. Selon l’Icce, regroupant notamment Hewlett-Pa...

consommables. Pour enrayer ce phénomène qui prend de l’ampleur, les fabricants d’imprimantes ont déjà mené des actions en justice dans plusieurs pays. Selon l’Icce, regroupant notamment Hewlett-Packard, Epson, Lexmark, Oki, Tally, Olivetti et Lexikon, 5 % environ des cartouches et rubans d’imprimantes vendus en Europe sont contrefaits, soit un manque à gagner de près de 3 milliards de F. Directeur général de Lexmark France, Maurice Auvergnas reconnaît “cette année, les ventes de consommables devraient représenter de l’ordre de 55 à 60 % de notre chiffre d’affaires et près de 75 % de nos bénéfices”. Le“piratage” recouvre dans le domaine des consommables des pratiques légales pour certaines, tombant sous le coup de la loi pour d’autres ou bien à la marge de la légalité. Pratique courante, la fabrication de rubans adaptables tend à se marginaliser. Difficile pour un utilisateur de savoir si le ruban a été fabriqué dans le cadre d’un accord de sous-traitance ou contrefait. Il en va de même pour les “toners”, certains revendant leurs produits à des “récupérateurs”. Outre le “recyclage” par des sociétés tierces, les principaux fabricants procèdent à une collecte organisée de leurs consommables qui sont ensuite démontés et recyclés. Directrice des ventes consommables d’Hewlett-Packard, Laure de Saint-Denis souligne “il s’agit là d’un problème réel d’un véritable marché parallèle organisé. Pour notre part, nous avons organisé un système de collecte et de recyclage des cartouches vides et nous procédons à une informatisation et une sensibilisation du réseau de distribution et des utilisateurs”. Les cartouches destinées aux imprimantes à jet d’encre sont aussi l’objet de “piratage” plus ou moins organisé. Si certains fabricants vendent des “packs” comprenant tête d’impression et cartouches neuves, d’autres commercialisent séparément ces produits. Les fabricants d’imprimantes et certains distributeurs dénoncent l’utilisation par certains utilisateurs de “kits” permettant le remplissage des cartouches d’encres usagées. (Les Echos - 07/09/1998)