Recruteurs et diffuseurs sont les deux types de profils à même d'accentuer un phénomène de masse prenant place dans la vie réelle via un réseau social. Pour cela, l'action de ces derniers doit être simultanée.

 

Les réseaux sociaux ont une influence lors des mouvements protestataires, comme ceux qui ont eu lieu en Espagne en mai 2011. Et au sein même de ces réseaux sociaux, deux types d'utilisateurs se démarquent, qui nourrissent ces mouvements: les recruteurs, ainsi que les diffuseurs. Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs des universités d'Oxford et de Saragosse ont mené une étude portant sur les publications Facebook de pratiquement 90 000 utilisateurs. Celle-ci a pris place au cours du mouvement de protestation ayant eu lieu en Espagne au cours du mois de mai 2011. Il est apparu que le succès du mouvement pouvait être imputé à deux types d'utilisateurs.

La synergie entre recruteurs et diffuseurs accentue le phénomène

Les premiers, les recruteurs, s'impliquent grandement auprès de leurs contacts, en tentant de les entraîner dans le mouvement. Quant aux seconds, que les chercheurs nomment donc les diffuseurs, ils ont une position relativement neutre, et se contentent en fait de relayer des informations ainsi que du contenu via leur mur, voire celui de leurs contacts. Ils nourrissent en quelque sorte le phénomène, mais de façon indirecte. A noter que selon les auteurs, il est impossible de prévoir si un utilisateur deviendra ou non un diffuseur/recruteur, tant les profils de ces derniers sont variés. Une autre tendance mise en lumière par les auteurs de l'étude concerne la logique du phénomène lui-même.

Des phénomènes à l'évolution ponctuelle

Il semble en fait que l'accroissement de ce dernier suive en fait une courbe extrêmement irrégulière, et fonctionne par pics. Pics qui prennent place lorsqu'un grand nombre de recruteurs et de diffuseurs se décident à agir au cours de la même période de temps (que ce soit une décision concertée, ou un fait du hasard). Est ainsi mis en évidence un phénomène inhérent aux réseaux sociaux, à savoir qu'une importante masse de contenu de manière ponctuelle a plus d'impact qu'une production continue, mais diffuse.  Les chercheurs nuancent toutefois, précisant "qu'il n'est pas à exclure que des influences extérieures à notre champ d'étude aient également eu un impact sur les phénomènes observés.