"Mon microportable WiFi pour le prix d’un café par jour !" : tel est le slogan retenu par le Ministère de l’éducation nationale pour le lancement de sa campagne qui vise à doubler d’ici un an...

"Mon microportable WiFi pour le prix d’un café par jour !" : tel est le slogan retenu par le Ministère de l’éducation nationale pour le lancement de sa campagne qui vise à doubler d’ici un an le nombre d’étudiants possédant un ordinateur portable. Pour atteindre cet objectif, tout a été prévu par le ministère, qui s’est allié à des constructeurs informatiques (au nombre desquels Apple, Dell, IBM, Sony, HP, Toshiba…) qui proposeront aux étudiants une trentaine de modèles. Une dizaine d’éditeurs, qui livreront outils de bureautique, logiciels encyclopédiques, etc. sont également investis dans le projet. Du côté du financement, le ministère s’est associé à six établissements bancaires (BNP Paribas, Crédit Lyonnais, Crédit agricole, Crédit mutuel, Société générale et Caisse d’épargne). Ces derniers se sont engagés à proposer aux étudiants souhaitant acquérir un ordinateur portable des prêts à des taux privilégiés, pour des montants compris entre 1000 et 3000 euros. Aujourd’hui, 85 % des étudiants utilisent régulièrement Internet. Ils ne sont en revanche que 8 % à posséder un ordinateur portable. Pour aller à contrecourant de cette tendance, le ministère a privilégié les connexions à Internet en situation de mobilité. Les universités qui sont équipées en espaces WiFi proposeront donc désormais des accès gratuits à Internet. Les établissements partenaires (80 % des universités) se sont engagés à intensifier le déploiement d’espaces WiFi sur les campus, à initier des dispositifs d’initiation et à développer les dispositifs de prêts d’ordinateurs portables WiFi. Le ministère souhaite qu’ainsi le nombre de bornes WiFi dans les universités soit multiplié par quatre d’ici six mois. Pour le ministère, l’opération représentera un coût de 4,5 millions d’euros. Vote estudiantin en ligne ? Le ministre François Fillon a par ailleurs fait savoir qu’il souhaitait voir les étudiants être autorisés à voter par Internet : "A un moment où il devient un outil quotidien des jeunes, il me semblerait paradoxal de ne pas l’utiliser pour favoriser l’engagement citoyen des étudiants, dans des conditions de sûreté irréprochables et sous le contrôle des candidats".(Atelier groupe BNP Paribas – 28/09/2004)