Les plateformes sociales présentent des avantages dans les activités de la police, notamment dans la collecte d'information et la communication avec les citoyens. Des départements virtuels se créeraient de plus en plus au sein des commissariats et des gendarmeries pour communiquer sur les réseaux.

Forces de l'ordre : les réseaux sociaux pour plus de confiance et d'interaction avec les citoyens ?

Les médias sociaux doivent-ils être utilisés par les forces de l'ordre? En tout cas, toujours plus d'institutions se doteraient d'un département virtuel dédié. Pour les chercheurs et les experts de la police de dix pays européens faisant partie du projet COMPOSITE (COMparative Police Studies In The EU) qui ont publié un rapport sur l'adaptation technologique, la pertinence de leur utilisation dans le cadre de leurs activités ne fait pas l'ombre d'un doute. Leur attention serait plutôt focalisée sur la façon de s'y impliquer et de récolter les bénéfices. Les plateformes sociales sont un moyen de communication efficace pour diffuser des messages à grande échelle, notamment utiles dans les situations exceptionnelles comme les attaques terroristes ou les catastrophes naturelles, mais pas seulement. Cette présence en ligne impacterait directement la relation entre la police et le public à différents niveaux.

Les réseaux sociaux apportent une dimension plus humaine

En effet, si la communication via les réseaux sociaux amène de la transparence sur les actions menées, elle créerait un climat de confiance et plus d'interaction avec les citoyens. Cet effet est renforcé par le style personnel de communication typique du web 2.0 qui contraste radicalement avec le discours bureaucratique des administrations publiques. Ainsi outre-manche, l'utilisation des réseaux sociaux fait partie intégrante de l'activité des postes de police. Ces derniers agissent comme un service de presse où les agents de police informent les autres personnes de leur commissariat des actions qu'ils ont mené. Ils publient également des alertes, des mandats d'arrêts ou des avis de recherche.

Le policier virtuel intègre les commissariats

Selon le rapport, le web 2.0 devient donc un nouvel espace public à investir et les forces de l'ordre doivent être visibles et présentes. A titre d'exemple, la police de Helsinki a affecté trois agents à temps plein à la tâche au poste de policer virtuel sur un certain nombre de plates-formes de médias sociaux en avril 2011. En seulement quelques mois, ils ont reçu environ 250 rapports émanant de la population. Les Pays-Bas aussi, ont également mis en place des postes de police virtuelle. Toutefois, des questions importantes restent sans réponse sur le plan juridique, notamment en Allemagne pour coopérer avec les fournisseurs de services comme Facebook ou Twitter et les entreprises privées basées à l'étranger. Dans d'autres pays comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas, les obstacles légaux sont plus faibles.

Rédigé par Claire Cavret
Social Media Manager