Face au projet d'IBM de supprimer 13 000 emplois, notamment en Europe, les syndicats et représentants du personnel du groupe se sont rassemblés pour une journée d'action nationale lundi 23 mai

Face au projet d'IBM de supprimer 13 000 emplois, notamment en Europe, les syndicats et représentants du personnel du groupe se sont rassemblés pour une journée d'action nationale lundi 23 mai. Objectif : lutter pour que "les conditions de départs volontaires, les mesures d'âge et les reclassements internes soient améliorés et qu'il n'y ait pas de licenciements secs".

En France, la journée de mobilisation s'est traduite par un arrêt du travail choisi par un rassemblement devant le siège social d'IBM France à la Défense entre 13h30 et 15h30. Une centaine de personnes y ont participé. A Noisy-le-Grand, environ 300 grévistes se sont invités lors d'une réunion du comité d'entreprise sur le plan social.

Plus globalement, les syndicats estiment qu' entre 40 et 60 % des effectifs d'IBM en France (sur les 11 000 employés que compte Big Blue dans l'Hexagone) ont interrompu leur travail lundi. Outre-Atlantique, les mouvements ont été moins vindicatifs : 10 minutes de silence ont été observées à l'usine d'Arlington, dans le Vermont. Au Japon , les syndicats ont distribué une déclaration de refus des licenciements secs, tandis qu'en Italie, quatre heures d'arrêt du travail ont été observées.

En Allemagne , où les salariés risquent d'être particulièrement touchés par les licenciements, le mouvement a été moins vindicatif, les syndicats s'étant limités à la distribution de badges arborant le slogan "No Job Cuts".

(Atelier groupe BNP Paribas - 24/05/2005)