Selon une enquête Taylor Nelson Sofres réalisée en mai pour l'Expansion auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, 61 % des personnes s'intéressent "peu" ou "pas du tout" aux nouveaux moyens...

Selon une enquête Taylor Nelson Sofres réalisée en mai pour l'Expansion auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, 61 % des personnes s'intéressent "peu" ou "pas du tout" aux nouveaux moyens de communication comme Internet. Internet intéresse 61 % des 18-24 ans, contre 16 % seulement des plus de 65 points, soit 45 points d'écart ! Les NTIC intéressent 76 % des cadres, contre 32 % des ouvriers et 32 % des travailleurs indépendants et professions libérales. Internet suscite une crainte chez 32 % des personnes interrogées. L'intérêt domine dans 43 %, l'espoir (22 %) ou l'enthousiasme (11 %). Alors que les cadres et les jeunes se retrouvent autour de l'intérêt suscité par l'Internet, les jeunes se montrent beaucoup plus enthousiastes. L'inquiétude, pour sa part, culmine chez les plus âgés, les femmes et les indépendants. Toutefois, les NTIC, malgré l'intérêt ou les craintes qu'elles suscitent, sont perçues comme un facteur de progrès, notamment pour l'accès à la connaissance, la productivité des entreprises, pour la liberté d'expression ou les échanges, les liens entre les gens, et, dans une moindre mesure, la création d'emploi.. 59 % estiment les conséquences de leur développement positives, tandis que 20 % craignent des effets néfastes. Alors que 39 % des personnes interrogées jugent que les NTIC et Internet auront des effets positifs sur la démocratie, 34 % pensent qu'ils n'auront aucune conséquence et 19 % des incidences négatives. 43 % des jeunes et 44 % des cadres supérieurs estiment que la démocratie n'a rien à gagner avec Internet. 48 % des Français estiment que le développement de l'Internet et de la nouvelle économie risquent d'accentuer les inégalités. Ce qui est d'autant plus étonnant c'est que ce jugement provient des catégories les plus adeptes des NTIC et de la nouvelle économie : cadres supérieurs (59 %), professions intermédiaires (53 %) et jeunes (46 %). 13 % des personnes interrogées pense que la nouvelle économie "va augmenter le niveau de vie de la plupart des habitants", 14 % le diminuer et 70 % qu'elle n'aura aucun effet. (Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 16/06/2000)