Les SMS (ou textos) n'ont pas fini de faire couler de l'encre, paradoxalement. Au mois de novembre 2003, les premières associations de consommateurs, l'UFC-Que choisir en tête, s'indignaient de...

Les SMS (ou textos) n’ont pas fini de faire couler de l’encre, paradoxalement. Au mois de novembre 2003, les premières associations de consommateurs, l’UFC-Que choisir en tête, s’indignaient de leur prix trop élevé et de la marge bénéficiaire de plus de 82 % qu’ils permettent aux opérateurs de dégager. Aujourd’hui, une enquête de l’Autorité de Régulation des Télécoms (ART) fait le point sur le prix du SMS en France, en comparaison de ceux pratiqués dans le reste de l’Europe, et sur le volume de consommation des usagers français de téléphones portables.

Comme les trois opérateurs français s’en étaient défendus après les attaques des associations de consommateurs, certains de leurs confrères à l’étranger facturent le SMS à un prix beaucoup plus élevé. En effet, la France occupe une place au milieu du classement, avec 15 centimes d’euro, au même niveau que l’Espagne ou la Belgique. Le Danemark est sacré champion du SMS bon marché, avec un coût unitaire entre 3,4 et 6,7 centimes d’euro, tandis que les Pays-Bas font remonter la moyenne européenne avec un SMS au prix de 22 centimes d’euro.

De manière assez surprenante, il ne faut pas croire que le prix du SMS influe sur les habitudes de consommation des utilisateurs de téléphones portables. Les Espagnols et les Français, qui paient pourtant le même prix pour un texto, n’en envoient pas la même quantité. Selon l’ART toujours, les Espagnols en sont les plus gros consommateurs, avec une moyenne de plus de 50 envois par mois et par utilisateur – quand la moyenne européenne s’établit à 33 SMS. Les Français, à l’inverse, sont parmi les Européens les moins friands de SMS, avec une moyenne de 17 envois par mois et par utilisateur. La France figure ainsi à l’avant-dernière place du classement, devant la Suède.

Pas d’inquiétude cependant du côté des opérateurs français; il faut dire qu’avec une augmentation de 90 % du trafic entre 2002 et 2003, l’ART estime que la France peut rattraper les autres pays. D’autant que les SMS surtaxés et les MMS, qui permettent d’associer une image et du texte, diversifient l’offre texto et la développent.

(Atelier groupe BNP Paribas – 10/02/2004)