directeur, Jean-Yves Babonneau estime "qu'il faut appliquer le modèle français à tout Internet". Pour J.Y. Babonneau, interrogé sur le plan de nommage préparé par les instances d'Internet, la créati...

directeur, Jean-Yves Babonneau estime "qu'il faut appliquer le modèle français à tout Internet". Pour J.Y. Babonneau, interrogé sur le plan de nommage préparé par les instances d'Internet, la création de sept nouveaux noms de domaine ne résoudra rien, car les adresses seront attribuées selon le modèle de gestion de l'Internic, l'organisme d'attribution des adresses .com, .org, .net, c'est-à-dire premier arrivé, premier servi, sans aucune vérification de la légitimité de la demande. Ainsi depuis dans ans, sur les 1,3 millions d'adresses attribuées par cet organisme, 60 % ne fonctionnent pas, sans compter les problèmes de plus en plus nombreux d'homonymie. Selon lui, il faut hiérarchiser les adresses en créant des sous-catégories .presse.fr, .gouv.fr ... comme cela se fait en France. La plupart des pays européens, le Japon, Singapour ont déjà adopté cette organisation, à l'exception des Etats-Unis. En proposant d'ajouter le sigle tm dans les noms établis à partir d'une marque commerciale, l'IAHC a néanmoins fait un premier pas. Un annuaire universel des sites Web, structuré par secteur d'activité et par région géographique, devrait être créé. NIC France, service aujourd'hui de l'Inria, devrait acquérir son indépendance juridique en 1998. J.Y Babonneau préconise d'en faire une association dans laquelle les utilisateurs entreraient, ce qui renforcerait ainsi sa légitimité. De plus, la gestion de la hiérarchie .fr avec plus de 250 fournisseurs d'accès aujourd'hui est devenue une véritable usine à gaz. Il faudrait automatiser les démarches d'enregistrement, ce que ne peut faire actuellement le NIC France tant qu'il sera dans le giron de l'INRIA. (O1 Informatique - 24/10/1997)