Business Software Alliance (BSA) et la Software Publishers Association (SPA), deux associations d'éditeurs de logiciels en lutte contre le piratage informatique, le taux de piratage des logiciels a ...

Business Software Alliance (BSA) et la Software Publishers Association (SPA), deux associations d'éditeurs de logiciels en lutte contre le piratage informatique, le taux de piratage des logiciels a diminué l'an dernier en France de 7 points, passant à 44 % contre 51 % en 1995. En 1993, il était de 66 %. En Europe, la France se place au cinquième rang derrière la Grande-Bretagne (34 %), le Danemark (35 %), l'Allemagne (36 %), la Belgique (39 %). Aux Etats-Unis, le taux de piratage s'élève à 27 %. Le piratage de logiciels a représenté en 1996 un manque à gagner de 2,4 milliards de F pour les éditeurs de logiciels, contre 364 millions pour l'enregistrement illicite de musique et 300 millions pour les copies illégales de vidéos. 1 143 actions légales ont été engagées depuis le début de l'année par les associations d'éditeurs contre les entreprises utilisatrices de logiciels pirates. Par affaire, le montant moyen des dommages et intérêts perçus est de 225 000 F. Récemment, un patron de société de distribution informatique a été condamné à six mois de prison ferme. Dans les prochains jours, la BSA va lancer une nouvelle campagne de mobilisation auprès des chefs d'enteprise. Du 15 octobre au 15 décembre prochain, dans le cadre d'un programme de "mise en conformité volontaire", la BSA va inciter les entreprises à légaliser leur parc de logiciels sans risque de poursuites judiciaires. Les sociétés désireuses d'adhérer à ce programme, devront renvoyer un formulaire en déclarant sur l'honneur les résultats de leur inventaire et en joignant les factures des logiciels régularisés. BSA s'engage à conserver la confidentialité des informations. Après le 15 décembre "les contrôles seront toutefois effectués avec plus de sévérité et les poursuites systématiques. Notre objectif est d'atteindre le taux zéro de la contre-façon". (Les Echos - la Tribune - 26/09/1997)