Des intermédiaires financiers de taille modeste se lancent à Paris dans le courtage d'actions à prix cassés en passant par Internet, à l'instar des Etats-Unis. Ainsi, Finatex, filiale spécialisé...

Des intermédiaires financiers de taille modeste se lancent à Paris dans le courtage d'actions à prix cassés en passant par Internet, à l'instar des Etats-Unis. Ainsi, Finatex, filiale spécialisée de la Société Générale, et CPR ont signé un accord avec le courtier américain E*Trade. Le 11 décembre 1998, Charles Beigbeder et Antoine de Rochefort ont créé Self Trade, dont le principe est la flat fee : un courtage de 98 F (14,95 euros) quel que soit le montant de la transaction. Le courtage dans les banques représente jusqu'à 2 % du montant des petits ordres. Le courtage fixe chez Sefl Trade représente 0,48 % pour un ordre de 20 000 F, accessible avec une mise de 4 000 F en utilisant l'effet de levier du marché à règlement mensuel. Le recours à Internet a également permis, chez Bourse Direct, courtier indépendant, de diminuer les courtages par téléphone et par Minitel "avec l'informatique, on avertit plus vite le client quand le marché s'emballe, afin de maintenir un minimum de sécurité". Comptant 60 000 clients hors OPCVM, Cortal (Paribas), leader de la Bourse à prix cassés, a ouvert cet automne un service par Internet, entraînant ainsi une augmentation du volume d'affaires de 40 % "les clients comprennent peu à peu qu'on peut laisser ses économies sur la Sicav de sa banque tout en jouant chez nous une sélection de valeurs". On indique ainsi chez Cortal où plusieurs milliers de valeurs étrangères seront disponibles dès la mi-1999 "nos clients s'intéressent aux sociétés ciblées sur un potentiel technologique ou commercial. Ils veulent du Yahoo ! plutôt que de l'IBM". 5 à 7 millions de particuliers boursicoteraient ainsi sur Internet aux Etats-Unis. Selon Jean-Gil Boitouzet chez Bourse Direct "aujourd'hui, les gens jouent les secteurs, plus les pays. Les banques ont réussi l'euro, mais il leur reste à réussir un accès à meilleur coût des valeurs européennes d'un pays à l'autre". (La Tribune - 09/02/1999)