La fraude à la carte de paiement a reculé de 11,7 % en 2004 pour atteindre 241,6 millions d'euros, contre 273,6 millions d'euros en 2003 et 245,2 millions...

La fraude à la carte de paiement a reculé de 11,7 % en 2004 pour atteindre 241,6 millions d'euros , contre 273,6 millions d'euros en 2003 et 245,2 millions d'euros en 2002, d'après l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement.

Dans son rapport, publié hier, l'Observatoire fait état d'une augmentation des volumes de capitaux échangés de 7,8 % à 345 milliards d'euros , contre 320 milliards d'euros en 2003. Ce volume est à rapporter au nombre de cartes de paiement en circulation dans l'Hexagone : 49,2 millions de cartes bancaires, 26,1 millions de cartes privatives (cartes mises à disposition par les grands magasins par exemple) et 1,2 millions de porte-monnaie électroniques.

Si le taux global de la fraude sur les cartes de paiement baisse de 0,086 % en 2003 à 0,07 % en 2004 selon l'Observatoire, la fraude sur les transactions nationales progresse considérablement : la hausse est de 17,7 %, soit 103,9 millions d'euros contre 88,3 millions d'euros en 2003.

Le rapport constate que la vente sur Internet n'est pas le terrain de prédilection des fraudeurs. Les caméras microscopiques, faux distributeurs de billets ou coups d'œil indiscrets ont toujours beaucoup de succès. Sur Internet, la fraude a baissé de 25 % en 2004 par rapport à l'année précédente, alors que les ventes ont augmenté de 13 % sur cette même période.

L'usurpation du numéro de carte est le scénario le plus fréquent sur le Web, mais de nouvelles techniques ont fait leur apparition, comme le phishing . L'idée est machiavélique, puisque avec le phishing, c'est l'internaute qui communique délibérément ses coordonnées au fraudeur !

(Atelier groupe BNP Paribas - 12/07/2005)