Comme la plupart de ses concurrents, Fujitsu a subi les contrecoups de l'appréciation de la monnaie japonaise contre le dollar et les devises européennes auxquels se sont ajoutés d'importantes bai...

Comme la plupart de ses concurrents, Fujitsu a subi les contrecoups de l'appréciation de la monnaie japonaise contre le dollar et les devises européennes auxquels se sont ajoutés d'importantes baisses de commandes de la part de NTT ainsi que des erreurs stratégiques dans le domaine des télécoms. Le groupe japonais vient ainsi d'annoncer une division par deux de son résultat net annuel 1998-1999. Les résultats définitifs seront publiés le 31 mars. Ils devraient faire état d'un chiffre d'affaires de 5 250 milliards de yens (40 milliards d'euros) en baisse de 150 milliards par rapport aux dernières prévisions d'octobre dernier et d'un bénéfice net de 20 milliards de yens (152,45 millions d'euros), en baisse de 25 milliards. Selon les dirigeants de Fujitsu, les ventes du secteur des télécommunications se sont révélées décevantes. Elles devraient reculer sur l'ensemble de l'exercice de 12 %. Fujitsu admet avoir commis des "erreurs de stratégie" sur le marché du téléphone. L'un des directeurs financiers, Takashi Takaya précise "nous avons mis l'accent sur la qualité de la transmission, ce qui a laissé l consommateur indifférent". Du coup, les prévisions de ventes de terminaux sont passées de 2,5 millions à 1,6 million de mobiles. Fujitsu paie également aujourd'hui le prix de la réorganisation de sa division semi-conducteurs. Le groupe devrait ainsi annoncer une perte extraordinaire de 85 milliards de yens (647 millions d'euros) après la fermeture de différents sites de production à l'étranger. En revanche, les ventes en volume de la division micro-informatique devraient s'établir à 3,76 millions d'unités, contre 3,54 millions prévus initialement. Takashi Takaya reste toutefois pessimiste quant à l'évolution des performances au cours des prochains mois "pour l'heure, le premier semestre fiscal 1999-2000 ne paraît guère encourageant. Et il sera difficile d'envisager une croissance à deux chiffres des ventres consolidées à l'issue du prochain exercice, mais plutôt de l'ordre de 7 à 8 %". (La Tribune - 02/03/1999)