Son alliance avec Siemens permet à Fujitsu de se rapprocher de son objectif : devenir le troisième fabricant mondial de matériel informatique avec une offre allant des PC aux grands systèmes, sans...

Son alliance avec Siemens permet à Fujitsu de se rapprocher de son objectif : devenir le troisième fabricant mondial de matériel informatique avec une offre allant des PC aux grands systèmes, sans oublier les serveurs Intel et Unix. Lors d'une conférence de presse hier à Tokyo, son président, Naoyuki Akikusa, a souligné "Fujitsu investit beaucoup dans les services informatiques, les logiciels, les technologies et les services liés à l'Internet. Mais pour être réellement efficace dans les services, il est nécessaire d'avoir aussi une offre de produits compétitive". Fujitsu apporte à la nouvelle société commune Fujitsu Siemens Computers ses activités européennes (deux usines, 1 600 employés, 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires). Non seulement, cette société va permettre aux deux groupes de réaliser en Europe des économies, mais l'ensemble face aux fournisseurs de composants pèsera plus lourd avec une production de 4,8 millions de PC l'an prochain. Spécialiste du secteur chez Warburg Dillon Read à Tokyo, Yoshihazu Izumi estime "c'est une bonne alliance. Fujitsu Siemens Computers va se poser en challenger de Compaq, l'actuel numéro un européen, avec des coûts réduits, une stratégie de marque commune, une distribution plus efficace".

Cependant, Fujitsu ne souhaite pas en rester là. Selon son président "Fujitsu Siemens Computers bénéficiera d'un avantage concurrentiel fort en Europe. Cette nouvelle entité va constituer un atout puissant pour notre groupe au plan mondial". D'après Yoshihazu Izumi "le problème de Fujitsu est d'augmenter sa part de marché aux Etats-Unis. L'Europe est pour eux une première étape. Ils veulent y consolider leur position de numéro deux avant d'attaquer le marché américain. Fujitsu n'est que le cinquième fabricant mondial de PC. Pour accéder à la troisième place et devenir un véritable fournisseur mondial, il faut qu'ils accroissent leur présence aux Etats-Unis". (Les Echos - 18/06/1999)