Les entreprises ont intérêt à anticiper les difficultés qu’elles peuvent rencontrer au cours du rapprochement avec une autre société, en associant les responsables du SI à l'opération.

Une fusion réussie englobe aussi les départements technologiques

Pour mener à bien le rapprochement de deux entreprises au cours d’une opération de fusion/acquisition, il est impératif de prendre en compte les caractéristiques technologiques des deux sociétés concernées, affirme dans une étude une équipe d’analystes de McKinsey. Selon eux, il peut arriver que ce type d’opération mène à des difficultés, à court ou moyen terme. "L’une des raisons est que les cadres des services techniques ne sont pas inclus dans le processus de rapprochement", notent les auteurs du rapport. Prendre en compte le coût que peut représenter l’intégration de deux systèmes d’information au sein d’une seule et même structure est pourtant essentiel.

Développer une plate-forme plus souple

Si 50 à 60 % des initiatives prennent en considération le volet technologique - comme le notent les auteurs de l’étude - la plupart du temps, les questions techniques ne sont évoquées que trop superficiellement. En tout cas dans les premiers stades du rapprochement des deux entités. Or, jugent les analystes, les opérations de fusion/acquisition réussies passent par une anticipation des problèmes technologiques éventuels. "Des entreprises ont adopté des architectures avancées, orientées sur les services (SOA), qui sont plus flexibles, et s’accommodent de nombreuses solutions professionnelles", relèvent les consultants.

Anticiper les changements à venir

En modernisant en amont leur système, elles parviennent ainsi à éviter les dysfonctionnements futurs. "Ces sociétés réduisent également le nombre de systèmes (par exemple, un seul ERP, et non une multitude), et ont développé un modèle qui englobe non seulement l’entreprise mais aussi les données supplémentaires à venir", précisent-ils. Par ailleurs, dès que les discussions relatives au rapprochement des deux sociétés sont engagées, les équipes en charge prennent le temps d’inclure les responsables du secteur au projet. "Une meilleure communication – et notamment avec les CIO - facilite le succès d’une opération de fusion/acquisition", concluent les auteurs de l’étude.