Leader mondial de la carte à puce, Gemplus vient d'annoncer la création d'une division destinée au développement de produits logiciels baptisée Gemplus Software. Vice-président du groupe en charge d...

Leader mondial de la carte à puce, Gemplus vient d'annoncer la création d'une division destinée au développement de produits logiciels baptisée Gemplus Software. Vice-président du groupe en charge de cette nouvelle activité, Philippe Maes explique "le but de cette division est d'accélérer le développement de nouvelles applications des cartes à puce en facilitant leur intégration dans les systèmes d'information existants". D'ici à la fin de l'année, Gemplus Software fournira au marché des solutions élaborées destinées à accompagner l'introduction des cartes dans de nouveaux domaines, comme notamment le commerce électronique, la sécurisation des réseaux et la convergence de différents protocoles, tels qu'Internet et le GSM. Ayant déjà commencé à travailler dans cette voie, le groupe a déjà fourni en Suède un dispositif de signature électronique ayant permis de lancer la première application de télépaiement de factures à partir d'un combiné GSM, à la banque Postgirot, traitant l'essentiel des transactions du pays, et à Telia, premier opérateur de téléphonique mobile sur le territoire. Ce service sera bientôt disponible en France.

Philippe Maes explique "de simple fabricant de cartes à puce, nous devons passer au statut de fournisseur de solutions avec une offre logicielle capable de supporter les innovations marketing de nos clients". En effet, l'importance des logiciels ne cesse de croître avec les applications de plus en plus sophistiquées des cartes.

Selon Dataquest, les cartes à puce à cryptographie forte permettront, d'ici à 2001, le chargement de multiples applications à travers le réseau. En conséquence, ce nouveau contexte va changer radicalement la façon dont les fonctionnalités sont développées et gérées.

D'ici à deux ans, Gemplus Software devrait réaliser par la vente de licences 600 millions de F, soit près de 10 % du chiffre d'affaires du groupe. (Les Echos - 24/02/1999)