Naviguer d'un média à un autre pour communiquer est loin d'être le privilège de la génération Y : leurs aînés ont aussi complètement assimilé le fait de passer de l'un à l'autre en permanence pour dialoguer.

La génération X friande d'outils virtuels pour communiquer

Les jeunes générations sont loin d'être les seules à avoir complètement assimilé les modes de communication virtuelle à leur quotidien. D'après une étude menée chaque année par l'université du Michigan, les adultes de la génération X, tout du moins ceux en fin de trentaine, entrent autant en contact avec leurs proches, leur famille ou leurs collègues et contacts professionnels via des modes de communication électroniques, comme le mail, les médias sociaux, les messageries instantanées, les webcam... Pour les chiffres, en un mois, les plus de 3000 adultes ayant répondu au sondage* ont annoncé avoir entamé une moyenne de 75 contacts ou discussions en face-à-face, contre 74 via des solutions virtuelles. "Etant donnée la vitesse de développement et d'adoption de nouvelles solutions, il ne serait pas étonnant que cette tendance continue à progresser, et que les canaux virtuels dépassent bientôt les modes d'interaction dans le monde réel", souligne dans le communiqué Jon Miller, auteur de la version de cette année du Generation X Report.

Une question d'habitudes socio-professionnelles

Et d'ajouter : "il s'agit de la première génération d'Américains qui atteint l'âge adulte au début de l'ère électronique", il est donc normal qu'il y ait un mélange aussi homogène de virtuel et de réel, car les traditions du face à face sont encore très présentes. Toujours d'après cette étude, il semblerait que les trentenaires ne fassent pas tous partie de la génération X au même titre. En effet, des facteurs tels que le sexe, le niveau d'études, ou encore le fait d'avoir ou non des enfants, entrent en compte.
En se fiant aux chiffres, l'on peut voir que les hommes, en un mois, passent davantage de temps avec leurs collègues de bureau et twittent plus que les femmes, qui, quant à elles, passent davantage de temps sur Facebook, envoient plus de mails non-professionnels et vont plus fréquemment voir leur famille et leurs amis.
Mais là encore il y a des différences selon le diplôme que l'on a ou non obtenu.

Dépasser les connexions dans le monde réel ?

En effet, celui qui a arrêté ses études au lycée a tendance à passer plus de temps avec sa famille et ses amis et à envoyer peu de mails non-professionnels (8,4 par mois contre 64,8 pour celui qui possède un doctorat). Ces chiffres révèlent plusieurs choses. La première, la génération X a beau se parler via Internet, il n'en demeure pas moins qu'elle se parle. La deuxième, Internet a beau modifier le capital social de cette génération, il facilite indéniablement la communication entre les personnes qui possèdent les technologies nécessaires. Enfin, même si avec le temps les contacts virtuels vont certainement dépasser les contacts réels, ils ne pourront jamais les remplacer.

*A noter que l'enquête a été menée en 2011