Mélanger des informations de lieux déjà localisés et des codes postaux et procéder à une analyse croisée les données fournies par les réseaux, rend possible de localiser plus facilement un récepteur doté d'une adresse.

Des chercheurs de la Northwestern University se sont penchés sur la question de la géolocalisation des adresses IP fixes, dont ils estiment qu'il est nécessaire d'affiner la précision. Pour y parvenir, ils ont croisé des données géolocalisées en incluant leurs codes postaux avec une technique d’identification IP plus traditionnelle. Selon eux, ils ont pu localiser des adresses IP avec 50 fois plus de précisions que les systèmes précédant, soit une marge médiane d’erreur de 690 mètres. Le but d'une telle méthode : proposer des solutions de ciblage aux publicitaires et aux services de sécurité.

Codes postaux  

Dans un premier temps, les chercheurs ont construit une base de données de "points de repères"  déjà géolocalisés et classés par code postaux. Ensuite, ils ont mis en place une méthode de mesure en trois étapes pour affiner la localisation des adresses. Chaque étape consiste en l’analyse d’une zone géographique, qui devient plus restreinte à chaque palier. En combinant les deux approches, ils ont ainsi pu appréhender la localisation des adresses avec précision : les informations fournies publiquement sur la Toile – par exemple des institutions - dont on connaît la géolocalisation et le code postal permettent donc d’avoir des repères clairement localisés, pour aider à en trouver d’autres, et les cerner.

Conditions optimales

L’avancée offerte par ces recherches réside dans la capacité de localiser des adresses IP indépendantes, dites "clients indépendants". Il s’avère également qu’il existe des facteurs qui permettent de rendre leur système encore plus performant, à savoir la densité des points de repères dans une zone géographique, la densité de la population et l’accès à la technologie puisque les connexions en fibre optique sont plus facilement identifiables que celles en ADSL. Et puisque les points de repères sont stables, des mesures peuvent être prises en une ou deux secondes dans un environnement optimal. De quoi être par exemple utile en cas d’évacuation de quartier, pour envoyer des messages.