Dans les entreprises, de plus en plus d'employés se retrouvent à devoir répondre à un supérieur hiérarchique plus jeune qu'eux. Une situation inhabituelle qui peut poser quelques défis.

Se rappeler que les jeunes travailleurs recourent ainsi plus volontiers aux courriels ou à la messagerie instantanée que leurs collègues plus âgés qui préféreront les discussions de visu. C'est un des conseils prodigués par CareerBuiler. Non pas pour préparer les esprits à l'arrivée imminente de la génération Y mais pour apprendre à accepter une hiérarchie plus... jeune. Car selon les chiffres du site d'emploi américain, près de 45% des plus de 35 ans travaillent pour quelqu’un de plus jeune qu’eux. En particulier, cela concerne plus de la moitié des plus de 45 ans, et plus des deux tiers des plus de 55 ans. Cette situation peut poser quelques problèmes d’ordre générationnel, explique le cabinet qui a commandité le sondage*.
Les jeunes chefs favorisent-ils les employés de leur âge ?
Plus les employés sont jeunes, plus ils auront du mal à accepter l’autorité de quelqu’un de moins âgé qu’eux. Ainsi, alors que 16% des 25-34 ans et 13% des 35-44 ans éprouvent des difficultés à prendre leurs ordres d’un supérieur plus jeune, cela ne concerne plus que 7% des 45-54 ans et à peine 5% des plus de 55 ans. Ce qui peut s’expliquer par le fait que cette situation est plus fréquente pour des employés plus âgés. Parmi les reproches les plus communément exprimés, la propension des chefs plus jeunes à prétendre en savoir plus que leurs employés, quand c’est loin d’être toujours le cas.
Adapter ses techniques de communication
Par ailleurs, ils agissent comme si tout leur était dû et ne semblent pas toujours mériter le poste qu’ils occupent. Leurs techniques d'encadrement, trop centrée sur les détails et laissant les employés sans consignes claires, est également mal acceptée. Dernier reproche, les jeunes managers donnent l’impression de favoriser les employés de leur âge, aux dépens des seniors. Dans tous les cas, le cabinet rappelle l’importance de l’ouverture d’esprit. Toujours, il faut éviter de catégoriser un collègue simplement parce qu’il est plus jeune ou plus âgé, mais plutôt s’intéresser à ses compétences.
* Plus de 5200 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette étude