Gérer de grosses quantités de données est un challenge pour l'ensemble des acteurs économiques. Qui pourrait permettre de faire des gains de productivité et d'augmenter à terme la compétitivité.

La gestion des "Big Data" est aussi un défi économique

Les 5 milliards de téléphones mobiles utilisés quotidiennement dans le monde et les milliards de données générées via le web et les applications - 30 milliards sont échangées chaque mois sur Facebook - ouvrent de nouvelles perspectives économiques. Voilà ce que souligne McKinsey dans un rapport sur les "big data" c'est-à-dire les flux importants de données. Selon le cabinet, les opportunités se situent notamment en terme de gain de productivité et de compétitivité. Le cabinet rappelle ainsi que le monde a tendance à se structurer désormais autour du numérique. Chaque jour et en temps réel, les consommateurs peuvent à la fois communiquer, naviguer, acheter ou encore partager du contenu via leur smartphone, leur tablette ou encore un ordinateur.

Faire des gains de productivité

Les entreprises ont tout à y gagner puisque les analystes prévoient qu'une détaillant en ligne qui fera le pari de l'utilisation massives des données pourra espérer une augmentation de presque 60 % de ses marges opérationnelles. Selon les estimation de McKinsey, la productivité de ces entreprises pourrait alors augmenter de presque 0,5 à 1% chaque année. A terme, cela devrait créer un nombre conséquent d'emplois, 1,5 millions rien qu'aux Etats-Unis dont le rôle consistera à gérer et à analyser l'ensemble de ces grosses données, juge le cabinet.

Des économies substantielles

L'étude illustre également cette tendance en s'appuyant sur l'exemple du secteur médical américain. Structurer le système autour de l'échange des "big data" pourrait générer chaque année une économie réelle de l'ordre de 200 milliards de dollars. Les pays qui prendront le parti de gérer efficacement l'ensemble des données générées par l'administration pourront ainsi faire des économies substantielles. C'est le cas des gouvernements de l'Union Européenne qui, selon le rapport, en s'orientant vers une gestion efficace de ce types de données pourront économiser près de 100 milliards d'euros chaque année.