Hier, Google, Yahoo!, Cisco et Microsoft étaient convoqués devant une commission de la Chambre des représentants chargée des questions aux droits de l'homme. Il y a deux semaines, Google avait...

Hier, Google, Yahoo!, Cisco et Microsoft étaient convoqués devant une commission de la Chambre des représentants chargée des questions aux droits de l'homme. Il y a deux semaines, Google avait cédé à la censure chinoise pour entrer sur le marché chinois et sortir un google.cn qui limite la recherche d'information.
 
Dans le même temps, des rumeurs ont commencé sur la collaboration de Yahoo avec la police chinoise pour l'arrestation d'un dissident et Microsoft a fermé un blog sur la demande du gouvernement chinois parce qu'il touchait à des sujets sensibles.
 
Le compte-rendu de l'intervention de Google est disponible sur le blog officiel du géant Internet. "Monter une affaire en Chine implique l'autocensure", a expliqué Elliot Schrage, VP en charge des communications globales chez Google. "L'autocensure s'oppose aux valeurs de Google (liberté d'expression et accès à l'information pour tous). Toutefois, nous avons décidé de mettre en ligne sur ce marché - google.cn - qui respecte les restrictions sur les contenus imposées par la législation et la régulation chinoises".
 

En tapant "Tiananmen" dans Google.com (cliquez pour agrandir)
 

Sur Google.cn, les résultats pour la même requête sont un peu différents !(cliquez pour agrandir)
 
En réponse à cette audition, la Chine a expliqué qu'elle jugeait normal pour une entreprise de s'adapter à la politique d'un pays dans lequel elle souhaite s'implanter. La Chine encourage vivement ses habitants à utiliser Internet pour les affaires et pour l'éducation mais elle y applique une censure très stricte dès qu'elle considère que les données échangées sont dangereuses pour le Parti.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 16/02/2006)