Personne ne sait vraiment de quoi il retourne, mais les supputations vont bon train : eBay ou Craigslist auraient-ils à craindre l'arrivée de Google Base ? S'agit-il d'un service de petites...

Personne ne sait vraiment de quoi il retourne, mais les supputations vont bon train : eBay ou Craigslist auraient-ils à craindre l'arrivée de Google Base ? S'agit-il d'un service de petites annonces, de vente aux enchères ou de partage de contenus sur le Web ? En attendant une communication moins laconique de la part du moteur de recherche, voici un tour d'horizon de ce que l'on sait déjà.
La nouvelle s'est répandue sur la Toile comme une traînée de poudre : le numéro un des moteurs de recherche prépare en secret un nouveau service Web. Nom de code : Google Base. Sitôt la rumeur amorcée, le moteur de recherche coupe l'adresse qui servait pour les tests : http://base.google.com et laisse un communiqué on ne peut plus succinct sur son blog :
"Vous pourriez avoir entendu dire aujourd'hui que nous sommes en train de tester un nouveau produit et vous poser des questions sur no projets. Voici ce qu'il en est. Nous sommes en train de tester un nouvel outil pour que les internautes puissent envoyer leurs contenus à Google, et nous espérons qu'il complètera les moyens dont nous disposons déjà (...). Nous vous tiendrons au courant lorsqu'il y aura du nouveau".
L'instigateur de la rumeur est un développeur britannique nommé Tony Ruscoe, qui a eu l'ingénieuse idée de concevoir un petit script passant en revue toutes les adresses potentiellement utilisables par Google pour tester un nouveau service. Il révèle ce qu'il a vu et lu sur son blog .
Quelques captures d'écran , prises avant la fermeture de l'adresse de test, viennent alimenter la rumeur. Le concept de Google Base semble être le suivant : le moteur de recherche met çà disposition des internautes une base de données géante, dans laquelle ces derniers peuvent rendre accessible aux autres les "contenus" de leur choix. L'objectif serait de mettre en relation les internautes les uns avec les autres pour partager ou diffuser ces contenus. La diffusion pourrait être relayée par les outils déjà mis en place par Google, comme Google Maps ou le comparateur de prix Froogle.
Mais lorsqu'on voit que ces contenus peuvent être des objets, des voitures ou des offres d'emploi, il apparaît que Google Base pourrait bien se rapprocher d'une plateforme de petites annonces comme Craigslist ou, aux enchères près, comme eBay. Un service de ce genre, auquel pourraient venir se greffer les liens sponsorisés et, pourquoi pas, un système de paiement made in Google , n'a probablement pas fini de faire parler de lui.
Mise à jour (27 octobre)
Le service est le plus souvent inacessible, mais au gré des test menés par Google, il arrive qu'on puisse y accéder. Un certain Caleb Eggensperger a réussi à s'y connecter et en a profité pour faire une série de captures d'écran qui montrent bien mieux que toutes les supputations émises sur le Web de quoi il retourne vraiment.
On apprend, grâce à ces captures, que Google Base devrait permettre à n'importe quel internaute de s'improviser Webmaster et de mettre des contenus en ligne de façon simplifiée. Ces contenus peuvent à caractère commercial : petites annonces ou fiches produits. Ils peuvent aussi être plus anodins, comme des recettes de cuisine.
Les internautes devraient être limités à dix annonces par compte Google, mais on trouve dans la FAQ du service des conseils pour contourner cette restriction. Les pages crées par Google Base devraient rester fonctionnelles pendant 31 jours.
Pour en savoir un peu plus, rien de tel que d'aller lire les explications fournies par Google lui-même dans les pages d'aide de son nouveau service. Comme elles ne sont pas accessibles pour le moment, nous vous invitons à vous rendre sur Google Blogoscoped pour explorer les nombreuses captures d'écran (en anglais) réalisées par Caleb Eggensperger. Rappelons que ces captures n'engagent que sa responsabilité, qu'elles ont pu être modifiées ou que Google peut décider de changer les termes de son service. Néanmoins, cela permet de se faire une assez bonne idée de ce que pourrait donner Google Base.
(Atelier groupe BNP Paribas - 26/10/05)<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />