Le géant de l'Internet lance Chrome. Développé sous licence libre, le nouveau navigateur Web se veut plus rapide, stable et convivial que ses concurrents.

Google n'en finit pas de tisser sa toile. Après le lancement de services aussi divers que Gmail, Google Earth, Google Agenda, Google Documents et plus récemment l'encyclopédie en ligne Knol, le moteur de recherche lance son propre navigateurs Web. Développé en open source comme l'est Androïde, sa plate-forme de téléphonie mobile, Chrome - c'est son nom - est d'ores et déjà disponible en version bêta dans quarante-trois langues et une centaine de pays sur Windows. Les utilisateurs de Linux et Mac OS devront quant à eux attendre. Avant d'être officialisée, l'arrivée de Chrome avait été annoncée par l'envoi à des membres influents de la blogosphère d'une bande dessinée de Scott McCloud détaillant son fonctionnement.
Gestion indépendante des tâches
Côté technique, Chrome intègre par défaut Google Gears, une interface de programmation qui permet d'accéder à certaines applications sans être connecté. Le navigateur se base sur un nouveau moteur Javascript intitulé V8, lequel doit permettre d'accélérer le traitement des applications en ligne existantes mais aussi d'en gérer de nouvelles qui ne sont pas prises en charge par les autres navigateurs. L'un des principaux intérêts de Chrome réside dans sa gestion indépendante des tâches. Chaque onglet fait l'objet d'une tâche séparée. Non seulement ce système permet d'accélérer la navigation multi-onglet mais si un onglet se fige, les autres demeurent stables. Si bien que, pour continuer sa navigation, il suffit de fermer l'onglet défectueux sans avoir besoin de redémarrer tout le logiciel.
Mode de navigation privée
Cette séparation des tâches permet également une meilleure gestion de la mémoire. Autre avantage : lorsqu'on ouvre un onglet, au lieu de tomber sur une page blanche, un visuel des neuf sites que l'on visite le plus régulièrement apparaît, avec les derniers favoris, les derniers onglets fermés et les dernières recherches. A noter enfin : un mode de navigation privée donne la possibilité de ne laisser aucune trace dans l'historique une fois l'application fermée. Le tout servi sur un espace plus grand que ne l'est par exemple celui de Firefox. Bref, ce dernier et Internet Explorer, le leader du marché, n'ont qu'à bien se tenir. A première vue, Chrome semble assez prometteur. L'Atelier l'a testé pour vous.