Dans un récent rapport publié par le bureau gouvernemental du commerce, les autorités britanniques semblent clairement privilégier l'alternative Linux à l'offre de Microsoft...

Dans un récent rapport publié par le bureau gouvernemental du commerce, les autorités britanniques semblent clairement privilégier l'alternative Linux à l'offre de Microsoft. Faisant suite à des tests précis de l'open source au sein des institutions publiques en Grande-Bretagne, le rapport indique que cette alternative informatique est à la fois moins coûteuse, plus écologique et qu'elle garantit l'interopérabilité des systèmes.
Moins coûteuse : le rapport affirme purement et simplement que si le pays adoptait le logiciel libre, il parviendrait à réaliser des économies dites "significatives". Plus écologique ? Le rapport du gouvernement insiste sur le fait que le logiciel libre augmente l'espérance de vie du matériel informatique, et contraint donc à un moindre renouvellement des équipements...
Finalement, le rapport avance que les systèmes OpenOffice et StarOffice conviennent parfaitement à près de 90 % des utilisateurs. Les 10 % restants peuvent effectivement avoir besoin de recourir à la suite bureautique de Microsoft pour certaines fonctions avancées.
Il y a quelques mois de cela, la mairie de Paris avait fait savoir qu'elle étudiait la possibilité de convertir les 15.000 ordinateurs de la ville à l'open source. Autant dire que Microsoft était revenu à la charge, de nouveaux tarifs sous le bras, et fissa. L'objectif du gouvernement britannique s'apparenterait-il à un léger chantage ? Les auteurs du rapport s'en défendent bien. Pour eux, l'objectif n'est pas de dénigrer Microsoft mais de favoriser la concurrence sur le marché.
(Atelier groupe BNP Paribas - 03/11/2004)