Aux Etats-Unis, une loi appelée « HITECH » encourage, à l'aide de puissants incitants, la généralisation des dossiers électroniques et d'autres moyens permettant d'améliorer la gestion des soins de santé.

USA : le gouvernement encourage l'adoption du Dossier Médical Electronique

Le secteur de la santé a été fortement touché par la récente législation qui encourage l’adoption de systèmes de gestion des données des patients et de dossiers médicaux électroniques. Comme l’explique la société spécialisée Capture Billing, la Loi « Health Information Technology for Economic and Clinical Health (HITECH) » votée en 2009, prévoit notamment des stimulants financiers pour les médecins adoptant ces nouveaux outils. La généralisation de l’usage des systèmes de Dossier Médical Electronique (DME) pourrait améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients, tout en diminuant les coûts des soins de santé au plan national. Les médecins peuvent bénéficier des incitants s’ils achètent et utilisent les logiciels de DME reconnus par le gouvernement, et sils peuvent démontrer, sur base d’une série d’objectifs, qu’ils en font un usage adéquat ou « intensif ».

L’adoption des DME, une priorité pour l’industrie

Avec potentiellement des milliers de dollars à la clé, les médecins et les hôpitaux ont mis le turbo pour l’adoption et la mise en place du DME, et pour la réalisation des objectifs « d’usage intensif » des nouveaux systèmes. Le respect des exigences réglementaires et la gestion informatisée des données font désormais partie des principales priorités des professionnels de la santé. Selon le rapport Healthcare IT 2012 Priorities publié par Information Week, 94% des organismes de santé interrogés ont mis en place ou comptent mettre en place le DME, et 44% l’ont déjà fait. Ces groupes sont prêts à dépenser des sommes importantes pour mettre leurs systèmes à jour : cette année, 62% des participants à l’enquête ont prévu d’investir 20% ou plus de leur budget IT annuel dans des systèmes de gestion électronique des dossiers médicaux.

Avec le mobile comme appareil de choix pour accéder aux données des patients

Alors que la législation et les logiciels sont les principaux moteurs de ce mouvement, l’importance du matériel ne doit pas être sous-estimée. L’adoption d’appareils mobiles par les médecins - en particulier les tablettes - a connu une véritable flambée. Actuellement, 66% des médecins utilisent une tablette pour leurs activités professionnelles. L’an dernier, ils n’étaient que 45%. Le PC portable reste l’appareil mobile le plus utilisé, passant de 74% l’an dernier à 78% en 2012. Quant à l’usage des téléphones intelligents, il est passé de 61 à 69%. 82% des médecins utilisent des appareils mobiles pour accéder aux dossiers des patients (82%) et 62% pour communiquer avec les autres acteurs des soins de santé. Près de la moitié l’utilisent pour accéder à des aides à la prise de décision ainsi qu’à d’autres applications de collecte d’informations, et un tiers pour communiquer avec leurs patients.