Les prévisions en ce qui concerne la délocalisation de l’emploi high-tech risquent de ne pas être très bien accueillies, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, les analystes...

Les prévisions en ce qui concerne la délocalisation de l’emploi high-tech risquent de ne pas être très bien accueillies, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, les analystes revoient leurs prévisions. Le cabinet Forrester Research estime qu’environ 830.000 postes seront délocalisés d’ici à 2005. A l’échéance 2015, Forrester Research évoque les 3,4 millions d’emplois qui auront passé les frontières américaines. Les chiffres sont considérables, mais compréhensibles au regard du tarif horaire d’un programmeur indien, par rapport à son homologue américain : 10 dollars contre 60. Le calcul est vite fait. Et l’Europe dans tout ça ? Les chiffres du cabinet Gartner sont éloquents : selon ses prévisions, un quart de l’emploi high-tech européen pourrait être délocalisé d’ici 2010 !! Dès 2005, 30 % des grandes entreprises européennes du secteur auront entamé un plan de délocalisation vers des pays émergents, et il est à noter que 10 contrats de délocalisation de plus d’un milliard de dollars ont d’ores et déjà été signés en 2003. Les pays européens les plus touchés devraient être le Royaume-Uni, qui comptabilisera 35 % du marché des contrats d’offshoring, contre 23 % pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse et enfin 13 % pour la France. Et les femmes du secteur ? Elles souffrent toujours de sous-représentation, comme le montre une enquête spéciale réalisée par le magazine Business Week. Le phénomène tend même à s’aggraver : en 1985, les femmes recevaient 37 % des diplômes d’informatique attribués aux Etats-Unis. En 2000, cette proportion est tombée à 28 %, et l’on en est aujourd’hui à moins de 20 %. Pourtant, 55 % des diplômes de baccalauréat délivrés chaque année reviennent à des femmes. (Atelier groupe BNP Paribas - 18/05/2004)