Ces jours-ci, l'ONG Greenpeace a mis l'accent sur le recyclage des déchets électroniques. A Genève, 15 activistes de l'organisation ont déposé lundi matin une montagne d'ordures devant le siège...

Ces jours-ci, l'ONG Greenpeace a mis l'accent sur le recyclage des déchets électroniques. A Genève, 15 activistes de l'organisation ont déposé lundi matin une montagne d'ordures devant le siège européen de Hewlett Packard. Rappelant que ce sont chaque jour 4000 tonnes de déchets toxiques, issus de produits électroniques, qui sont jetés partout dans le monde, Greenpeace demande à ce que les fabricants fabriquent le plus vite possible des machines avec des matériaux plus propres, non toxiques, et qu'ils recyclent leurs déchets.

Tout cela est en route, mais les choses ne vont pas assez rapidement, pour l'ONG. D'autant qu'il existe un certain déséquilibre entre pays du Nord et pays du Sud. Les premiers ont de plus en plus tendance à envoyer leurs déchets électroniques vers les seconds. Des pays comme la Chine et l'Inde sont en première ligne, parce que leurs politiques en matière de protection de l'environnement ne sont pas très strictes et parce qu'il coûte moins cher d'acheminer et de stocker des déchets dans ces pays que de les recycler...

Les victimes de ce genre d'attitudes ? La planète, bien sûr, et surtout son sol, mais aussi les populations en charge de manipuler et de stocker les déchets. Le scientifique Kevin Bridgen, rattaché à l'organisation, explique ainsi que dans les déchetteries les employés déplacent les machines et les composants à mains nues...

Greenpeace a adressé des missives à tous les grands industriels de la téléphonie mobile et de l'informatique. Samsung, Sony et Sony Ericsson ont déjà marqué des points en éliminant de certains produits des ignifuges au bromure et du PVC. Sony Ericsson s'est engagé à les retirer complètement de ses produits d'ici la fin 2005. Pour Nokia, l'échéance est fixée à 2006. Les autres groupes contactés par Greenpeace (HP, Apple, Dell, Fujitsu-Siemens, IBM, LG Motorola, Panasonic et Toshiba) ne se sont pas prononcés...

(Atelier groupe BNP Paribas - 25/05/2005)