de Cap Gemini. Par cette décision rendue officielle hier, la filiale de Daimler Benz, Debis renonce également au droit de préemption sur les 20,5 % détenus par la CGIP qui lui permettait de prendr...

de Cap Gemini. Par cette décision rendue officielle hier, la filiale de Daimler Benz, Debis renonce également au droit de préemption sur les 20,5 % détenus par la CGIP qui lui permettait de prendre le contrôle de Cap Gemini. Les restrictions américaines empêchant aux Etats-Unis l'implantation d'une société de services contrôlée par une banque (Deutsche Bank détient 20 % de Daimler) obligeraient, selon Debis, à abandonner son projet d'acquisition. Mais de fait, les deux groupes voulaient depuis plusieurs mois se séparer. L'opération financière, pilotée par Goldman Sachs est originale. En lançant des obligations convertibles Daimler Benz pour plus de 1 milliard de marks, Debis placera sa participation dans Cap Gemini. Jusqu'à la fin de la période de quatre ans et demi, les investisseurs ont un droit de conversion sur les actions Cap Gemini. L'emprunt obligataire, proposé à partir d'aujourd'hui aux investisseurs, prendra en France la forme d'un placement privé excluvisement réservé aux investisseurs institutionnels. Les conditions exactes de cet emprunt seront déterminées avant le 30 juin. A 345 F le cours d'hier a valorisé la participation de Debis dans Cap Gemini à plus de 5 milliards de F. Libérée de ses obligations envers Daimler-Benz, la CGIP va pouvoir rechercher un nouvel acquéreur. Chez Cap Gemini, l'heure est à la satisfaction, les cadres dirigeants demandaient en effet depuis plusieurs semaines le départ de l'actionnaire allemand. (Les Echos - La Tribune - Le Figaro - Les Echos - 26/06/1997)