? Bien que les coûts n'aient pas encore été évalués, pour Camille Jacquemont, membre du directoire de Monoprix (groupe Galeries Lafayette), la formation devrait au moins compter pour moitié. Selon E...

? Bien que les coûts n'aient pas encore été évalués, pour Camille Jacquemont, membre du directoire de Monoprix (groupe Galeries Lafayette), la formation devrait au moins compter pour moitié. Selon Eurocommerce, en cas de mesures réglementaires, les coûts du passage sont estimés à 1,8 % du chiffre d'affaires annuel. Les espèces constituent 43 % des recettes d'un établissement comme les Galeries Lafayette. Pour l'instant le passage du fiduciaire devrait se réaliser le 1er janvier ou le 1er février 2002 comme le réclament non seulement les commerçants d'Eurocommerce, mais également les Allemands, les Hollandais et un grand nombre de distributeurs français. Pour ce passage, la date du 1er janvier convient mieux pour les comptables alors que les commerçants préféreraient février pour des raisons de creux saisonnier. Cette question n'étant pas encore tranchée, les Galeries Lafayette préferaient de loin qu'il y ait pour le particulier un big bang de quelques jours et non de quelques mois. Concernant le problème de la formation, la plus lourde sera assurément celle des caissières. Les distributeurs seront sûrement amenés à ouvrir plus de caisses, car l'encaissement en double monnaie ou l'information sur les tickets de caisse en double montant devrait largement ralentir le passage aux caisses. Le personnel en formation devra être remplacé par du personnel intérimaire qui lui-même sera à former. Mais cette formation interviendra-t-elle en 2002 ou fin 1999 ? Camille Jacquemont espère bien que dès la fin 1997, il sera possible de répondre à cette question. Cette formation qui devrait servir à un changement de monnaie et non à la gestion simultanée du franc et de l'euro sera réalisée en interne. Des malentendus risquent fort de se créer si des distributeurs choisissent de détailler chaque ligne du ticket de caisse dans les deux monnaies, car dans ce cas le total des arrondis ne sera pas égal au montant résultant de la conversion du total d'une monnaie dans l'autre. Le groupe espère donc n'avoir comme obligation que d'indiquer les deux monnaies au niveau du seul total du ticket de caisse. Non favorable à l'installation de bureaux de change dans leurs magasins, ce qui demanderait la mise en place de toute une logistique de sécurité, le groupe s'oriente très probablement vers des caisses terminaux points de ventes capables de gérer les deux monnaies. Du fait des logiciels qui seront établis par les fabricants à partir des nouveaux protocoles définis par le groupement cartes bancaires, les cartes bancaires ou privatives ne devraient pas poser de problèmes, de même que les cartes tirées sur les comptes en euro étranger. En revanche, le groupe souhaite vivement qu'il n'y ait pas de chèque en euro en circulation dès 1999. En effet, sauf si elles sont équipées pour l'image chèque, leurs imprimantes de chèques dont sont pourvues leurs caisses ne sauront pas reconnaître les vignettes franc et les vignettes euro. Si, pendant la période intermédiaire, il y a vignette euro, ils devront sûrement les traiter manuellement. Le plus gros problème réside dans les chèques euro tirés sur des banques étrangères, non seulement au niveau encaissement puisque aucune compensation internationale n'est prévue pour l'instant, mais de plus il n'existe pas de système de centralisation internationale des chèques volés ou des clients interdits d'émettre des chèques. Le groupe qui entretient, bien entendu, d'excellentes relations avec ses banquiers, apprécie l'énorme travail réalisé par les banques dans ce domaine ainsi que les convertisseurs mis au point. (Dossier de deux pages - Technologies Bancaires - juillet/août 1997)