Un simple changement de nom n'aura pas réussi à redorer totalement l'image de Google Print (devenu Google Book Search). Le groupe La Martinière a déposé une plainte contre Google et contre Google...

Un simple changement de nom n'aura pas réussi à redorer totalement l'image de Google Print (devenu Google Book Search). Le groupe La Martinière a déposé une plainte contre Google et contre Google France, sa filiale française pour avoir numérisé des ouvrages dont les droits lui appartiennent sans autorisation.
 
L'éditeur français n'est pas le premier à traîner Google devant la justice pour avoir numérisé sans aucune autorisation. Déjà l'an passé, des associations d'auteurs américains avaient porté plainte contre le célèbre moteur de recherche qui, selon eux, se rendait responsable "d'une violation massive du droit d'auteur".
 
Une association d'éditeur et de libraires allemand a également, selon les Echos, porté plainte contre Google l'accusant du même grief.Pourtant, Google avait expliqué qu'il était passé d'une politique d'opt-out à une politique d'opt-in qui assurait que seuls les détenteurs de droit ayant donné leur accord verraient leurs ouvrages numérisés.
 
Google avait mis fin aux spéculations sur le modèle économique adopté pour sa bibliothèque virtuelle en mars dernier en dévoilant sur son site Internet qu'il comptait vendre l'accès aux livres numérisés, en collaboration avec les éditeurs.
 
 "C'est une opportunité pour les éditeurs d'expérimenter une nouvelle méthode pour tirer des revenus de leurs livres en complément de ce qui existe déjà", expliquait le moteur de recherche. Google laissera les éditeurs fixer le prix d'accès à leurs livres et s'occupera de les rendre accessibles via son site. Il ne se place plus en alternative à la bibliothèque traditionnelle, il se positionne comme un support complémentaire de revenus pour les éditeurs légalement ouvert à tous les internautes.
 
Apparemment, quelques conflits juridiques restent à régler avant que Google ne puisse proposer un service efficace. "Si Google est condamné, nous demandons un million d'euros de dommages et intérêts et 100 000 euros d'astreinte par jour et par infraction", explique Hervé de La Martinière. Pendant ce temps, Microsoft reste très précautionneux et lance un programme "propre" de numérisation : ce sont les détenteurs de droits qui envoient les livres à faire numériser.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 07/06/2006)