Avec plus d'un million d'exemplaires vendus sur console en 2004, Grand Theft Auto - San Andreas est le best-seller de l'année. Il s'est même classé ''premier produit culturel'' vendu en France...

Avec plus d'un million d'exemplaires vendus sur console en 2004, Grand Theft Auto - San Andreas est le best-seller de l'année. Il s'est même classé "premier produit culturel" vendu en France, loin devant le Da Vinci Code et ses 800 000 exemplaires vendus. Avec la sortie, le 10 juin dernier, d'une version pour PC, les deux millions d'exemplaires doivent être maintenant largement dépassés... sans compter le piratage !

Le but de ce "produit culturel" (sic !) est simple : être le plus vicieux possible. Le joueur y incarne un gangster qui, pour gagner le respect de ses pairs et subvenir à ses besoins, doit, entre autres réjouissantes occupations, escorter des prostituées, cambrioler des maisons, convoyer de la drogue, racketter, assassiner, déclencher une guerre des gangs ou faire sauter des bâtiments.

Même si les épisodes précédents de la série des GTA sont accusés d'avoir déclenché des pulsions homicides chez quelques adolescents américains, le jeu n'a pas subi la moindre censure. Il a toutefois été logiquement interdit aux mineurs de moins de 18 ans (17 ans aux Etats-Unis). Ce qui ne l'a pas empêché de faire un carton : qui a dit que le crime ne payait pas ?

Là où le bât blesse, c'est que les créateurs de GTA San Andreas se sont amusés à y incorporer un mini jeu à caractère sexuel. Ce "bonus", baptisé Hot Coffee, est normalement caché et inaccessible, mais le moyen d'accéder à ce genre de trouvailles circule très vite sur Internet. Une fois débloqué, il permet au joueur de simuler l'acte sexuel avec la petite amie du personnage principal au moyen de sa manette. Le but étant tout simplement de faire grimper l'excitation du personnage. La scène est assez explicite bien que l'on ne voie pas les détails.

Dès que la découverte de ce "bonus" a été rendue publique, une immense vague de protestation s'est élevée : la sénatrice Hillary Clinton s'est offusquée et a demandé que le jeu, auparavant interdit au moins de 17 ans, soit classé comme l'est un film pornographique. Conséquence : le jeu a été retiré des gondoles de la plupart des grands distributeurs. L'Australie a simplement refusé de classer le jeu, interdisant de ce fait qu'il soit commercialisé sur son territoire.

Suite à ce raffut, l'éditeur s'est confondu en excuses et a conçu un petit fichier (un "patch") pour retirer cette scène de la version PC du jeu. L'affaire aurait peut-être pu s'arrêter là si l'on n'avait pas découvert que la scène incriminée était également présente dans les versions console du jeu, non modifiables a posteriori . Il suffit d'entrer une combinaison de touches pour y avoir accès...

Proxénétisme, vente de drogue, assassinat gratuit, passe encore… Mais du sexe entre deux adultes consentants, ça non !!!

(Atelier groupe BNP Paribas - 25/08/2005)