Ayant décidé de remettre en cause son modèle de distribution indirecte qui prévalait jusqu'ici pour la vente de micro-ordinateurs et de produits d'impression, devant le développement rapide du com...

Ayant décidé de remettre en cause son modèle de distribution indirecte qui prévalait jusqu'ici pour la vente de micro-ordinateurs et de produits d'impression, devant le développement rapide du commerce électronique interentreprise, Hewlett-Packard a annoncé hier plusieurs modifications de sa politique de distribution au niveau mondial. En premier lieu, son site de vente en ligne est complètement remanié pour s'adapter aux besoins des entreprises. A compter du 8 juin, HP va mettre en place outre-Atlantique Business Stores, pendant des Commerce Centers déjà opérationnels en Europe, permettant à la clientèle professionnelle des PME d'effectuer ses achats d'équipements informatiques en ligne. Par ailleurs, HP a annoncé un nouveau modèle de vente directe destiné plus particulièrement aux grands comptes (un millier environ dans le monde) souhaitant avoir un interlocuteur unique. Ne pouvant acheter, jusqu'à présent, chez HP que des produits comme les grands systèmes Unix et les services associés, les grandes entreprises devaient s'adresser à des revendeurs pour la fourniture de produits de grande diffusion comme les micro-ordinateurs et les imprimantes. Elles pourront désormais, avec la nouvelle offre "HP Prime" trouver chez le même fournisseur la totalité de l'offre du constructeur ainsi que les services et le conseil, y compris un accueil 24 h sur 24 sur des pages web personnalisées. Directeur général de la division micro-informatique professionnelle de HP France, Hubert Cospain, explique "ces annonces ne signifient pas que nous passons à la vente directe, mais que nous nous adaptons à l'évolution des besoins". Cette nouvelle stratégie de distribution répondant à la demande de sa clientèle professionnelle, n'est pas, selon lui, susceptible de provoquer des ressentiments de la part des revendeurs de la marque, en raison principalement des faibles marges et de la relative absence de valeur ajoutée sur les lignes de produits concernées. (Information ZDNet France du 2/06 parue dans Yahoo ! France - Les Echos - 2/06/1999)