IBM a dévoilé hier de bons résultats, avec des bénéfices qui dépassent les espérances de Wall Street. Big Blue est considéré par le marché comme un baromètre des dépenses technologiques réalisées...

IBM a dévoilé hier de bons résultats, avec des bénéfices qui dépassent les espérances de Wall Street. Big Blue est considéré par le marché comme un baromètre des dépenses technologiques réalisées par les entreprises. Dans le monde, 10 % des dépenses d'une entreprise concernent du matériel informatique, des logiciels ou des services IBM !

Les résultats trimestriels d'IBM reflètent une tendance globale de renforcement des dépenses informatiques. Mais ces profits sont aussi dus à une restructuration de l'entreprise qui a annoncé, en mai, le licenciement de 14 500 employés.

Cependant, son chiffre d'affaires baisse de 8 % à 21,5 milliards de dollars contre 23,4 milliards de dollars l'année dernière. Cette réduction est notamment due à la cession de la division PC à l'entreprise chinoise Lenovo. Il faut ajouter à cela une charge fiscale importante annoncée par IBM.

"Je suis persuadé que nous avons les actions adaptées là où il faut pour atteindre les objectifs de notre modèle. Même s'il est un peu tôt pour parler de 2006, nous gardons toute notre confiance envers notre modèle sur le long terme", commente Mark Loughridge, directeur financier chez IBM.

La croissance d'IBM a ses forces géographiques. Aux Etats-Unis et en Amérique du Sud, la croissance de l'activité est de 5 %. Les marchés régionaux émergents bénéficient d'une croissance accélérée puisque la croissance au Brésil est de 26 % et celle en Inde de 51 %.

"IBM a eu un bon trimestre", a déclaré le PDG Sam Palmisano dans un communiqué. "Cela témoigne de la force de notre modèle à travers l'ensemble du matériel, des logiciels et des services". Les investisseurs ont jugé que les mesures de restructuration de l'entreprise ont été probantes en témoignant de la confiance à la valeur (+24 cents).

(Atelier groupe BNP Paribas- 18/10/2005)