e-business». IBM et huit entreprises partenaires (Ariba, cadreemploi.fr, Cegetel, Cisco, Freelance.com, Nokia, Ogilvy et Ship Vision) ont organisé du 22 au 24 janvier 2001 le «Tremplin e-business»...

e-business». IBM et huit entreprises partenaires (Ariba, cadreemploi.fr, Cegetel, Cisco, Freelance.com, Nokia, Ogilvy et Ship Vision) ont organisé du 22 au 24 janvier 2001 le «Tremplin e-business» au Palais des Congrès à Paris. A cette occasion, IDC a présenté les résultats d’une étude réalisée spécialement pour cette manifestation. Selon IDC, Internet se diffuse aujourd’hui dans l’ensemble des fonctions de l’entreprise. La révolution Internet pénètre aussi dans le système d’information de l’entreprise, quelle que soit sa taille. Les entreprises grands comptes représentaient 74 % des PC connectés à Internet dans les entreprises françaises en 1995. Elles ne représentent aujourd’hui que 50 % de ce parc (28 % de l’ensemble des PC connectés). Selon IDC, le parc de terminaux connectés à Internet dans les PME-TPE devrait progresser annuellement en moyenne de 60 % entre 2000 et 2004, soit un taux nettement supérieur à l’ensemble du marché professionnel (47 %). De plus, à l’horizon 2004, les nouvelles plates-formes mobiles représenteront plus de la moitié des terminaux d’accès à Internet. Selon IDC, les impacts de l’e-business seront beaucoup plus larges dans les prochaines années. Fin 2000, on comptait plus de 12 millions d’internautes en France. Selon les prévisions, il devrait y avoir d’ici 2005, un milliard d’utilisateurs en ligne au niveau mondial. Les entreprises vont devoir intégrer dans l’ensemble de leur stratégie e-business le changement d’échelle et l’augmentation considérable de la zone de chalandise permise par Internet. D’ici 2004, le nombre d’entreprise équipées d’un intranet devrait doubler. Dès leur création, les entreprises doivent prendre en compte la dimension mobile de l’intranet et de l’extranet, que ceux-ci concernent les clients, les employés ou les fournisseurs. En 1999, les échanges inter-entreprises (BtoB) sur Internet ont généré sur le marché français un chiffre d’affaires de 11,4 milliards de F, sur un total de 13,5 milliards de F, soit 84,4 % de l’ensemble du commerce électronique. Les échanges commerciaux par Internet avec les partenaires au sens large seront beaucoup plus importants que les ventes au client final. Cette évolution implique une intégration des fonctions Internet jusque et y compris dans l’organisation logistique. Actuellement, on peut distinguer trois types de sites de eCommerce BtoB: les sites de distribution gérés par les fournisseurs (73 % du chiffre d’affaires du eCommerce B2B en Europe en 2000, soit 40,6 milliards de F), les sites d’achats ou d’approvisionnement dirigés par les acheteurs et les sites de type «place de marché», représentant acheteurs et fournisseurs. Cette dernière catégorie devrait atteindre 47 % du total en 2003 où les flux inter-entreprises sur les places de marché en ligne atteindront près de 210 milliards de F en Europe. Le marché des services Internet est en plein essor. La croissance des revenus des ISP est estimée à 67 % en 2000. D’ici 2004, les revenus des ISP devraient s’élever à 26,6 milliards de F, soit un croissance annuelle moyenne de 48 %. Désormais, les entreprises cherchent un interlocuteur principal capable de fédérer l’ensemble des prestations liées à l’Internet. Les responsables informatiques doivent prévoir leurs projets applicatifs avec une contrainte importante en termes de ressources humaines. Ils doivent aussi intégrer Internet comme levier stratégique leur permettant d’attirer des ressources et d’optimiser ces ressources pour la formation. En France, la demande d’informaticiens est d’environ 610 000 en 2001, alors que les effectifs disponibles s’élèvent à 460 000 seulement. Les acteurs spécialisés comme les principaux sites de e-recrutement détiennent une part significative du marché des petites annonces classées au détriment de la presse écrite. On estime à plus de 310 millions de F le chiffre d’affaires des annonces en ligne sur ce marché en 2000 pour la France. Il est d’environ 450 millions de F en Grande-Bretagne et de 810 millions de F en Allemagne, où ces services bénéficient d’un taux de connexion plus élevé. Dans le même temps, la formation par Internet (e-learning) est en plein essor. D’ici 2004, les services de formation à distance dans le domaine de l’informatique représenteront 1,6 milliards de F, dont l’essentiel constitué de services basés sur Internet dès 2003. Selon IDC, les services de tutorat en ligne constitueront une part déterminante du marché du e-learning. Par ailleurs, plus de 80 % des dotcom interrogées par IDC ont mis en œuvre des stratégies de référencement et de partenariat, constituant le complément direct de la publicité et de la communication au sens large. Pour les prochaines années, la prochaine étape dans le développement de ces entreprises sera l’utilisation des outils de CRM et d’automatisation des forces de vente ou de business intelligence, couplées avec des outils de communication et de marketing on line et off line. En conclusion, cette étude démontre l’urgence pour les entreprises d’adapter l’ensemble de leur écosystème à la transition vers la net économie. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 29/01/2001)