La multiplication des applications de m-santé sera en partie due au succès de solutions permettant le partage d'images pour diagnostiquer ou assurer un suivi, dans les pays émergents comme développés.

Imagerie médicale et santé digitale font bon ménage

Le marché des applications m-santé devrait atteindre 27 milliards de dollars d'ici 2017, rappelle Strategy Analytics, pour qui le marché devrait de plus en plus être tiré par des applications exploitant l'imagerie à distance. En effet, dans son rapport, le cabinet rappelle l'amélioration des techniques d'imagerie, la popularisation des smartphones et tablettes, et la montée en puissance des réseaux 3G, voire 4G. "Les smartphones et tablettes ont tellement amélioré leurs captures d'images et les dispositifs d'affichage qu'ils permettent désormais un diagnostic à distance avec des taux de précision qui avoisinent ceux des examens faits en personne", souligne dans le communiqué Tom Elliott responsable de la branche marchés émergents chez Strategy Analytics et auteur du rapport. Et cette tendance devrait concerner autant les pays dits matures que les pays émergents. Mais même si la plupart des pays ont pris conscience de l'importance des applications dans ce domaine, la m-santé semble s'être développée de manière différente selon les zones géographiques.

L'imagerie médicale de plus en plus sollicitée

Tandis que dans les pays industrialisés l'accent a été mis sur la santé et le bien-être, dans les régions émergentes ce sont les mesures de santé publique et l'extension des soins médicaux à des zones géographiques mal desservies qui ont été favorisées. Côté pays émergents, de tels outils permettent de résoudre certains problèmes liés à la pénurie de médecins et de canaux de distribution. En Égypte, par exemple, un partenariat entre Qualcomm (fabricant de solutions de télécommunication), Mobinil (opérateur mobile), Click Diagnostics (fournisseur de technologies de m-santé) et le ministère de la Santé, a permis aux cliniques de santé à distance d'envoyer des images de maladies de peau aux rares dermatologues du pays afin qu'ils établissent un diagnostic. Et pour gérer ce volume croissant de données, l'imagerie clinique s'appuie désormais sur les fournisseurs sans fil tels que AT&T, dont l'accès aux images, basé sur le cloud, fournit de multiples plateformes et de vastes zones géographiques.

Des attentes qui divergent selon les pays

Côté pays dits développés, les applications fourmillent aussi. Parmi elles, on trouve: TriceImaging qui permet aux cliniques et aux hôpitaux de convertir, fournir et recevoir en toute sécurité des images médicales n'importe où et n'importe quand. Mobile Vision qui est un système d'imagerie de l'œil destiné à être utilisé dans un environnement non clinique par des personnes inexpérimentées. 3G Doctor qui permet quant à lui de voir son médecin sans avoir à se rendre à son cabinet. Enfin, VSee qui permet à des médecins de surveiller en direct les manipulations faites par des patients sur leur enfant par exemple. Cependant, des obstacles restent à surmonter tels que la sécurité des informations des patients, la confidentialité de ces données, et l'amélioration du réseau.

Rédigé par Kathleen Comte
Journaliste