Le secteur automobile regroupe en 2000 plus de 2,5 millions de salariés, soit près de 11 % de la population active. La production automobile emploie 260 000 salariés...

Le secteur automobile regroupe en 2000 plus de 2,5 millions de salariés, soit près de 11 % de la population active. La production automobile emploie 260 000 salariés environ répartis dans plus de 2 200 établissements. L’industrie de commerce et de réparation automobile emploie, pour sa part, plus de 273 000 salariés pour 45 000 établissements. Les constructeurs automobiles français totalisent 59 % des immatriculations de voitures neuves en France. Onze entreprises ont été interrogées pour cette étude. Depuis déjà longtemps, les entreprises de ce secteur utilisent des outils et des applications pour effectuer des transactions électroniques. Les constructeurs utilisent aujourd’hui l’EDI avec 98 % de leurs fournisseurs de rang un. Tous les équipementiers interrogés utilisent l’EDI avec les constructeurs. Toutes les entreprises rencontrées disposent d’un site Internet utilisé à des fins publicitaires, comprenant une présentation de l’entreprise et de ses produits. Certains concessionnaires ont créé, pour leur part, leurs propres sites. Un certain nombre de projets d’extranets automobiles régionaux sont en cours de développement. L’ENX est le principal interlocuteur de ces projets au niveau européen. Un projet d’interconnexion mondiale GNX de ces différents réseaux est en cours d’étude.De nombreux projets de places de marché, visant à optimiser les coûts d’achat, ont vu le jour. Quelques places de marché horizontales, situées dans l’amont de la filière, sont au stade de projets. Selon l’enquête, les entreprises de ce secteur ont déjà franchi plusieurs étapes importantes en faveur de l’adoption du commerce électronique. La majorité des initiatives émanent des constructeurs. Les grands groupes de ce secteur sont à l’origine des projets e-business. Le commerce électronique est considéré pour les constructeurs et les équipementiers, et dans une moindre mesure les concessionnaires, comme un passage obligé. Les constructeurs construisent des portails permettant de créer des liens entre les consommateurs et les concessionnaires. Les équipementiers font de même pour relier les consommateurs avec les enseignes de distribution du marché.En conclusion, l’enquête fait ressortir l’importance accordée par les entreprises dans l’amélioration des processus internes. Toutefois, les entreprises du secteur automobile, comme celle des autres secteurs, rencontrent des difficultés à créer des outils de mesure sur les impacts du commerce électronique. Quatre entreprises prévoient une croissance de leur chiffre d’affaires, six une amélioration de leur rentabilité, mais aucune n’est en mesure ou ne souhaite pas en préciser l’ampleur. Le secteur automobile dispose d’une nette avance dans l’introduction du commerce électronique. Toutefois, 10 des entreprises interrogées considèrent que la qualité des réseaux est à ce jour insuffisante et constitue un obstacle au commerce électronique. Les réseaux sont jugés trop lents. De plus, Internet n’est pas, pour le moment jugé assez fiable pour assurer aux entreprises une confidentialité absolue des données transmises. Presque toutes les entreprises du secteur considèrent que le niveau de sécurité des transactions est aujourd’hui insuffisant sur Internet et constitue un obstacle à son utilisation. Comme pour le secteur textile/habillement, l’attitude des cadres dirigeants est un élément fondamental pour la mise en place de projets de commerce électronique. Sept entreprises considèrent que le coût d’introduction du commerce électronique est un frein à sa diffusion. Le fait que les retours sur investissements soient difficiles à quantifier constitue une difficulté supplémentaire. Néanmoins, d’une façon générale, les entreprises les plus pro actives dans l’adoption des NTIC s’en sont donné les moyens, même si elles jugent ces coûts prohibitifs. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 06/03/2002)