En France, l'un des premiers modèles commercialisés, fabriqué par Fujitsu, vendu à 120 000 F par Philips, ne dépasse pas 75 millimètres d'épaisseur pour une diagonale de 42 pouces (1 m environ). Seu...

En France, l'un des premiers modèles commercialisés, fabriqué par Fujitsu, vendu à 120 000 F par Philips, ne dépasse pas 75 millimètres d'épaisseur pour une diagonale de 42 pouces (1 m environ). Seuls les professionnels pour l'instant peuvent s'offrir cette merveille. Toutefois, le directeur général des écrans plats chez Thomson Multimédia, Gildas Sorin, estime que "le marché va décoller en 1998" malgré ce prix élevé. Afin de perfectionner la technologie, le constructeur a créé en octobre 1997 la société Thomson Plasma, employant 60 ingénieurs à Grenoble et disposant d'une ligne-pilote de fabrication . Dès le second semestre de 1998, l'industrialisation commencera pour une commercialisation des premiers produits à la mi-1999. Dès cette année, Thomson mettra sur le marché un écran plasma de 42 pouces développé avec son actionnaire NEC, à un prix similaire de celui que vend Philips. TMM estime que le prix des écrans plats à plasma de 42 pouces pourrait diminuer très rapidement pour atteindre dès le début de l'an 2000, 25 000 à 30 000 F puis passer ultérieurement sous la barre des 10 000 F. Pour sa part, Sony, d'abord rejoint par Sharp puis par Philips en juillet 1997, mise sur la technologie PALC (Plasma-adressed Liquid Crystal) inventée par l'américain Telktronix dont il a acquis la licence. Il s'agit d'un écran LCD dans lequel les transistors intégrés sont remplacés par le plasma. En octobre 1997, bien que moins avancés que les tenants du plasma pur, tous trois ont dévoilé un modèle PALC de 42 pouces. Les deux technologies se distinguent par la façon dont les pixels sont réalisés. Semblant plus complexes et imposant un rétroéclairage pouvant augmenter leur épaisseur, les écrans PALC pourraient bénéficier en revanche d'une meilleure luminosité. (Le Monde - 26/02/1998)