Conscients de la manne que représentera le renouvellement complet du parc de téléviseurs analogiques, les industriels ont décidé de s'engager dans une campagne de sensibilisation des pouvoirs publ...

Conscients de la manne que représentera le renouvellement complet du parc de téléviseurs analogiques, les industriels ont décidé de s'engager dans une campagne de sensibilisation des pouvoirs publics et des consommateurs afin de préparer activement l'avènement de cette technologie. Michel-Bernard Brossard, président du Simavelec dénonce "les fausses querelles" visant à opposer diffusion terrestre et diffusion satellitaire. Mettant l'accent sur la complémentarité entre les deux modes de diffusion, il estime que "le numérique terrestre n'est pas l'ennemi du satellite". Les différents bouquets satellitaires devraient, selon les industriels, avoir "fait le plein" de leur clientèle d'ici deux à trois ans. La diffusion "lourde" en numérique sera alors à même de se déployer pour toucher un marché de masse. Pour éviter que la France ne se laisse distancer, les industriels souhaitent une accélération et une multiplication des expériences pilotes comme celle que mène actuellement TDF à Rennes. Selon Michel-bernard Brossard, "A terme, l'ennemi du numérique terrestre pourrait être l'analogique terrestre". Il suggère ainsi aux pouvoirs publics français et européens de programmer la "mort" de l'analogique en 2010. Progressivement, la technologie numérique avec le disque compact, le DVD ou bien encore le Caméscope numérique, s'impose dans l'ensemble de la chaîne audiovisuelle. L'arrivée de la diffusion terrestre obligerait le renouvellement complet du parc de téléviseurs actuel, contribuant ainsi à relancer cette industrie qui vient de retrouver en 1998 quelques couleurs (voir l'article ci-dessus). Soucieux de participer à la normalisation de la future télévision numérique terrestre, les industriels se sont engagés dans la mise au point d'une norme européenne pour le téléviseur de demain, tout en misant sur la convergence avec les autres produits grâce à l'utilisation d'un "bus" commun à ces différents équipements. (Les Echos - La Tribune - 15/02/1999)