Infineon a accusé une perte nette de 328 millions d’euros au premier trimestre 2003 et reste déficitaire depuis deux ans. Si le deuxième fabricant mondial de semi-conducteurs voit dans ses ...

Infineon a accusé une perte nette de 328 millions d’euros au premier trimestre 2003 et reste déficitaire depuis deux ans. Si le deuxième fabricant mondial de semi-conducteurs voit dans ses difficultés l’impact de la crise actuelle du secteur, il aurait également quelques griefs à l’encontre de l’Allemagne et de sa fiscalité.

Ulrich Schumacher, président du directoire d’Infineon, a en effet menacé mardi 29 avril de délocaliser les activités de l’entreprise à l’étranger. Il avait déjà plusieurs fois exprimé son incompréhension face à la lourdeur de la fiscalité des entreprises en Allemagne. Il a cependant assuré que le groupe maintiendrait une importante présence en Allemagne.

Aucune décision ne devrait être prise avant septembre, date de la fin de l’exercice en cours, mais Infineon a d’ores et déjà indiqué la délocalisation du siège de ses « puces » en Autriche. Plusieurs destinations sont évoquées en Asie, aux Etats-Unis et en Europe, notamment en Suisse, dans l’hypothèse où le groupe transfèrerait son siège social.

La société a par ailleurs annoncé la suppression de quelque 900 emplois au cours des mois à venir, ainsi que la mise en place d’un programme d’économie de 500 millions d’euros. Infineon, qui emploie au total 30 000 personnes, avait déjà supprimé environ 10 % de ses postes en 2002. Cette année, les fonctions administratives seront les plus touchées, mais 150 emplois devraient également être supprimés dans la division « solutions de sécurité mobiles ».

(Atelier groupe BNP Paribas – 30/04/03)