C'est comme un virus qui se propage parmi les éditeurs français de jeux vidéo. Mardi, le Lyonnais Infogrammes faisait un bilan mitigé de son bilan financier des neuf premiers mois de son...

C’est comme un virus qui se propage parmi les éditeurs français de jeux vidéo. Mardi, le Lyonnais Infogrammes faisait un bilan mitigé de son bilan financier des neuf premiers mois de son exercice. Avec un résultat net de 1,7 million d’euros, en partie dû à la comptabilisation d’une plus-value de 23,7 millions d’euros sur la vente d’actions de sa filiale américaine Atari, Infogrames a certes renoué avec les bénéfices sur cette période.
En revanche, ses ventes ont plongé de 21 %, à 595,5 millions d’euros. Ce chiffre d’affaires est conforme aux prévisions d’Infogrames, qui avait projeté les effets de la faiblesse du dollar par rapport à l’euro. Néanmoins, l’éditeur n’avait pas réellement envisagé l’autre cause de cette baisse : les ventes de Noël, qui ont été moins bonnes que prévu.
Une constatation partagée par UbiSoft, dont la direction a déclaré dans un communiqué : "Les ventes de nouvelles marques telles que "Beyond Good and Evil" et "XIII" qui avaient bénéficié de budgets marketing importants ont été inférieures aux attentes de début décembre. L’impact est de 10 millions d’euros".
La semaine dernière, Infogrames annonçait un retard sur la sortie du jeu "Driv3r", très attendu du public, et révisait donc ses prévisions de chiffre d’affaires en fonction de cet événement. Aujourd’hui, c’est au tour d’UbioSoft de revoir ses perspectives à la baisse, pour une raison similaire : le jeu « Sprinter Cell : Pandora Tomorrow » ne sera pas disponible à la vente avant le mois d’avril 2004.