L’équipementier télécom Lucent a annoncé en début de semaine qu’il ne sera pas en mesure d’atteindre son seuil de rentabilité au cours de son exercice fiscal clôturé le 30 septembre prochain ...

L’équipementier télécom Lucent a annoncé en début de semaine qu’il ne sera pas en mesure d’atteindre son seuil de rentabilité au cours de son exercice fiscal clôturé le 30 septembre prochain. De fait, ce dernier a indiqué dans un communiqué que son chiffre d’affaires du 3ème trimestre (clos le 30 juin dernier) sera inférieur à 2 milliards de dollars, ce qui équivaut à 18 % de moins par rapport au chiffre d’affaires initialement prévu (2,4 milliards de dollars).

La principale cause de cette baisse est due aux mauvaises performances de sa division mobile… Des nouvelles qui confirment l’atonie prévue en 2003 par le cabinet Gartner Dataquest dans sa dernière étude sur le marché des infrastructures télécoms dédiées aux réseaux mobiles.

Dans cette étude, le cabinet dresse un bilan de l’année 2002 où Ericsson réussit à maintenir sa position de leader (29,5 % de parts de marché), loin devant Nokia (12,9 %) et Siemens (11,7 %). La cause de cet écart ? L’équipementier finnois n’a pas bénéficié de son offre dans la norme de réseaux mobiles 3ème génération (Wideband CDMA), faiblement implantée par des opérateurs en mal de cash flow suffisamment important.

De fait, les opérateurs ont surtout souhaité consolider leur marché existant : sur les 250 contrats d’infrastructure télécom recensés par le Gartner, 62 % concernent du GSM, pour seulement 20 % de W-CDMA… Un chiffre qui, à défaut d’être nettement amélioré en 2003, devrait contraindre certains équipementiers à abonner leur positionnement sur deux normes importantes de la 3G : le W-CDMA et le CDMA2000 1x.

(Atelier groupe BNP Paribas – 17/07/2003)