Une équipe de chercheurs suisse a remporté une compétition de football robotique grâce à un dispositif de quelques microns. De cette invention pourrait déboucher de nouvelles applications, notamment en biomédecine...

Une équipe de chercheurs suisse a remporté une compétition de football robotique grâce à un dispositif de quelques microns. De cette invention pourrait déboucher de nouvelles applications, notamment en biomédecine.
 
Organisée pour la première fois cette année, la Nanogram league, compétition footballistique de la RoboCup 2007, a consacré la victoire d'un robot suisse mesurant tout juste 300 microns sur 300. Pour l'emporter, le chercheur Dominic Frutiger de l'ETH Zurich Institute of Robotics and Intelligent Systems (IRIS) et ses coéquipiers ont du réaliser de véritables exploits technologiques. Les prérequis étaient importants : les robots en lice devaient en effet tirer leur énergie de l'environnement et ne pouvaient être connectés à aucun câble. En outre, ces joueurs robotiques avaient pour contrainte d'effectuer leurs déplacements automatiquement, en toute autonomie.
 
Du football à la médecine
 
L'équipe Zurichoise s'est illustrée avec un dispositif pouvant se mouvoir, sans moteur, en s'appuyant sur la force d'attraction générée par deux blocs de nickel polarisés auquel il ont appliqué un champ magnétique adapté. Combiné à un procédé électrostatique, le micro-robot pouvait ainsi être déplacé à vitesse constante et de façon contrôlable. Les technologies appliquées à ce robot footballeur pourrait être réutilisées dans d'autres domaines tels que la biomédecine. Les chercheurs ont notamment évoqué la possibilité de créer des robots nanométriques autonomes.
 
Un robot-seringue
 
Ils pourraient circuler dans le sang, retrouver un organe ou un vaisseau cible pour y administrer localement un médicament. Pour la petite histoire, trois défis étaient lancés aux participants durant la Robocup 2007 : une course de deux millimètres vers le but adverse, des obstacles à dribbler et enfin un maximum de buts à marquer, le tout en moins de trois minutes. Au final, l'invention de l'équipe suisse s'est montrée très maniable mais aussi très rapide. Elle pouvait par exemple couvrir 1,25 centimètres, soit près de 40 fois sa taille, ce, en une seule seconde. Autre atout, ce processus pouvait être répété à l'envi.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 30/08/2007)