Fondateur du marché de gros de titres (MGT), Jean-Marc Dumesnil précise "les dossiers de haute technologie et en particulier ceux orientés Internet contribuent énormément à l'apparition d'un capit...

Fondateur du marché de gros de titres (MGT), Jean-Marc Dumesnil précise "les dossiers de haute technologie et en particulier ceux orientés Internet contribuent énormément à l'apparition d'un capital-risque dynamique. Rendez-vous compte qu'il y a un ou deux ans, lever quelques millions de francs dans le domaine du commerce électronique était à peine envisageable. Aujourd'hui, le marché permet des levées de 20 à 30 millions de F sur ce segment". Une société en démarrage effectue généralement un premier appel auprès des capital-risque après un an d'existence. En 1998, selon les estimations de l'Association française des investisseurs en capital (Afic), le marché français du capital-risque à destination du financement de l'innovation aurait levé environ 4 milliards de F (609,80 millions d'euros). Son président, Walter Butler précise "cela représentera au minimum quatre fois les fonds levés sur ce segment en 1997". Ce montant place la France au troisième rang mondial derrière le Royaume-Uni et bien sûr les Etats-Unis où 5,63 milliards de F ont été levés en 1998 dans ce secteur. En 1998, une bonne vingtaine de structures dédiées au financement de l'innovation ont vu le jour en France. Désormais, des places de marché permettent des sorties rentables pour les investisseurs de départ, auxquelles il faut ajouter des marchés privés de capitaux comme MGT et Ipen. Par ailleurs, des associations de professionnels existent, comme Professional Networks, créée en 1994, qui a lancé son service business-angels.com fin 1997. Son fondateur, Jean-Christophe Chabrerie explique "nous comptons une centaine d'adhérents et avons 60 projets répertoriés. En sept mois effectifs d'activité, nous avons financé quatre projets pour un ticket moyen de 1,2 million de F. Un tiers concernait les nouvelles technologies de l'information et plus des deux tiers s'adressaient à des sociétés en création ou à des projets de création". Tous semble désormais en place pour que le capital-risque décolle en France. Fondateur de capital-investissement.com, un réseau d'information consacré au capital-risque, très orienté sur la haute technologie, Olivier Goy prévient "nous allons certainement assister à une certaine stabilisation dans ce secteur. Car dix-huit à vingt-quatre mois seront nécessaires pour placer les fonds levés. Rendez-vous dans trois à cinq ans pour mesurer la performance des mises initiées aujourd'hui". Pour lever les capitaux dont elle avait besoin, la société éditrice de logiciels Leonard's Logic a dû batailler ferme. Apax Partners vient d'allouer 11 millions d'euros à la société britannique de service de vente en ligne QXL. AlloCiné a fait fortune sur le Web. (Dossier de deux pages - La Tribune - 11/03/1999)