Si ces technologies sont considérées comme un moyen de créer et maintenir du lien, elles peuvent aussi perturber des relations bien établies, notamment au sein d'une famille.

Internet et le mobile ne facilitent pas toujours le contact

Au niveau personnel, les technologies de communication sont vues d’un bon œil lorsqu’elles servent à garder le contact avec des parents éloignés, qu’il s’agisse d’échanges d’e-mails, de chat vidéo ou de réseaux sociaux. Par contre, elles posent plus de problème dans la vie quotidienne du foyer. C’est l’enseignement principal d’une vaste étude menée par l’Engineering Design Center de l’université de Cambridge, avec le soutien de British Telecom. L’usage au quotidien est perçu comme un élément perturbateur dès lors qu’il s’immisce dans les relations entre membres d’un même foyer, lors des repas, au milieu des conversations ou quand il fait tomber la frontière entre vie professionnelle et vie de famille.  

Toutes les TIC centralisées dans une même pièce

Les outils de communication sont omniprésents et certaines familles vont jusqu’à se dire complètement dépassées, incapables de contrôler leurs usages. Mais pas toutes. Certaines ont trouvé un équilibre ; les chercheurs classent les moyens d’y parvenir en cinq catégories. Des foyers ont ainsi centralisé leurs installations et outils informatiques dans une même pièce : un moyen de savoir où sont les gens quand ils communiquent, jouent à des jeux vidéos, surfent sur Internet, etc., et donc de garder un lien. Mais aussi de contrôler les usages des enfants.  D’autres foyers élisent des périodes de temps où les TIC sont bannies (à table, pendant les devoirs) et certains reprennent à leur compte l’idée de l’étude de répertorier leurs usages. Un moyen de savoir où ils en sont et, éventuellement, de corriger leurs pratiques.

Du temps débranché

Plus classique, l’étude mentionne les efforts en matière d’éducation, des parents vers leurs enfants, pour que ces derniers utilisent à bon escient les TIC. Enfin, les chercheurs relèvent une pratique répandue : des périodes de temps où tout le monde se débranche. Ne serait-ce que pour se prouver que l’on n’est pas dépendant des technologies.  A noter que ces travaux ont été menés auprès de familles de quatre pays (Royaume-Uni, Etats-Unis, Australie, Chine). Celles-ci ont répertorié toutes leurs utilisation des TIC pendant une semaine, avant de répondre à des entretiens approfondis. Un sondage d’un millier de personnes dans chaque pays a complété le tout.